La Cause pour l’Elégance, le Bon Goût et la Correction Orthographique, Lexicale et Grammaticale

Ici, pas de smileys, pas de lol ni de points d’exclamation successifs, mais de l’élégance, du bon goût et de la correction pour s’exprimer. Et un rude combat à mener contre la déferlante de la vulgarité. Rejoignez-nous!

 

Ils sont avec nous!

Il serait facile, pour jeter le discrédit sur la Cause pour l’Elégance, le Bon Goût et la Correction Orthographique, Lexicale et Grammaticale, de dire que nous sommes seuls et isolés dans le combat que nous menons. Pourtant, s’il est vrai que Loana de Loft Story et Emilie de Secret Story 3 ne suivent notre action que d’un œil distant, nous sommes soutenus par d’autres grands noms du bon goût, de l’élégance et de la correction lexicale à la française.

Cette page a pour vocation de répertorier tout ceux-ci, ceux que nous appelons les Parrains de la Cause. Il est important de préciser que l’ordre de présentation de nos Compagnons de route ne représente en rien une quelconque hiérarchie, tous les Parrains de la Cause sont à égalité, et ils nous soutiennent tous avec la même force et le même engagement. Et dans leur grande modestie, ils placent tous l’intérêt supérieur du raffinement et de la distinction dans l’expression devant l’éventuel bénéfice personnel qu’ils pourraient tirer de cet appui qu’ils consentent à nous donner.

Avant de commencer les présentations,je profite d’avoir le micro pour les remercier chaudement de leur aide, précieuse, et de leurs conseils, toujours avisés. Je vous précise aussi que si vous voulez connaitre la genèse de la création de la Confrérie des Parrains de la Cause, vous n’avez qu’à cliquer ici.

Bonne lecture.

Etienne de la Boétie (1530-1563)
Parrain de la Cause

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Etienne de la Boétie, intellectuel brillant et précoce, fut l’auteur du fameux « Discours de la servitude volontaire, ou Contr’un » dans lequel il dénonça l’impéritie des gouvernants, et remit donc en cause leur légitimité. De ce fait, il estima que si ceux-ci avaient un pouvoir, c’est uniquement parce que le peuple le voulait bien et y était habitué, comme il le dit si bien par la formule « les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux ». Selon lui, le « lol » et le « smiley » sont les nouveaux tyrans du XXIème siècle, et il nous exhorte donc à nous en défaire. C’est en ce sens qu’il a écrit sa fameuse sentence « la première raison de la servitude volontaire, c’est l’habitude », dont le message est clair : pour nous défaire de la tyrannie du « lol » et du smiley, il nous faut nous en désaccoutumer. Merci Etienne de ton soutien, et tu es le bienvenu si tu veux nous proposer une conférence sur le sujet.

Marcus Tullius Cicero, dit Cicéron (106 av. J.-C. – 43 av. J.-C.)
Parrain de la Cause

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Cicéron, dont la carte de visite en marbre retrouvée par nos soins dans les vestiges d’un pot en terre cuite sicilien indique qu’il était avocat, philosophe, écrivain et homme politique romain, est considéré comme l’un des pères fondateurs de l’art oratoire, à savoir l’éloquence. C’est au cours de procès demeurés célèbres (Verres puis Catilina, entre autres crapules) qu’il s’est fait connaitre. Ses écrits sur l’éloquence montrent que déjà, il se préoccupait du bon goût dans l’écriture, ce qui lui a fait prononcer la fameuse phrase : « Quousque tandem abutere, smiley, patientia nostra ? », que l’on peut traduire par « Jusqu’à quand, smiley, abuseras-tu de notre patience ? ». Deux millénaires et des poussières plus tard, on se pose encore la question. Son manque de vista politique lui fut fatal, puisqu’en l’an 43 avant Jésus Christ, il se fit assassiner par les sbires de Marc-Antoine, lequel, lorsqu’il apprit la nouvelle, ne put contenir un « lol » cynique et vulgaire. Retenez bien cette date, ce fut la première victoire du mauvais goût sur l’élégance. Cicéron, bienvenu parmi nous.

Louis-Jean-Népomucène Lemercier (1771-1840)
Parrain de la Cause

Louis-Jean-Népomucène Lemercier (1771-1840)

Louis-Jean-Népomucène Lemercier, qui ne se vexera pas que nous l’appelions plus simplement Népomucène Lemercier était un écrivain au talent prématuré puisqu’à seulement 17 ans, sur commande de la Reine Marie-Antoinette, il écrivit une tragédie intitulée « Méléagre » dont il ne fut donné qu’une seule représentation, malgré un succès prometteur. C’est en fait par humilité que le jeune Népomucène préféra prendre du recul par rapport à l’écriture, estimant qu’on ne l’encensait que parce qu’il était jeune. Il souhaitait prouver son talent à l’avenir non par sa précocité à bien écrire mais bien par la qualité intrinsèque de ses œuvres. Le malheureux aurait mieux fait d’y réfléchir à deux fois et de profiter du succès tant qu’il se présentait, car on n’entendit plus parler de lui jusqu’à sa mort et sa pièce la plus connue par la suite fut « La Panhypocrisiade ou la comédie infernale du XVIe siècle », publiée en 1819, c’est dire. Son autre fait d’arme fut de refuser obstinément l’élection de Victor Hugo au sein de l’Académie Française dont il était membre depuis 1810. Il faut dire que dans la querelle des Anciens et des Modernes, le brave Népomucène qui ne saisissait pas tout des évolutions de la société (il n’avait même pas de blog !) se situait plutôt du côté des Anciens. Finalement, ironie du sort, c’est seulement à la mort de Népomucène que Victor Hugo put intégrer l’Académie. Pour saluer son opiniâtreté et le réhabiliter dans toute sa grandeur, nous sommes donc très heureux d’ouvrir les portes de la Cause à Népomucène Lemercier.

François-Auguste-René Vicomte de Chateaubriand (1768-1848)
Parrain de la Cause

François-Auguste-René de Chateaubriand (1768-1848)

François-Auguste-René de Chateaubriand est un brave type. Le genre de gars le cœur sur la main, comme le montre, pour la postérité, le portrait ci-dessus représenté. François-Auguste-René, vicomte de Chateaubriand est un mec qui ne se montait pas le bourrichon. Certes, il aimait son petit confort personnel d’aristocrate, mais c’est un gars qui savait déconner. Bon, quand la Révolution a abolit tous ses petits privilèges, il ne trouvait plus beaucoup d’intérêt à vivre en France, alors il a pris quelques années de vacances en Amérique. En rentrant au pays, il s’est décidé à dire tout le mal qu’il pensait des populos meneurs de la Révolution, et dans son chef d’œuvre « Mémoires d’outre-tombe », il dit combien il regrette l’époque de son enfance où sa servante personnelle lui tartinait sa brioche. Au-delà du fait qu’il n’a jamais utilisé le moindre smiley, preuve, s’il en fallait, du bon goût qui le caractérise, Chateaubriand se voit aujourd’hui intronisé Parrain de la Cause car c’était un type qui savait se faire des amis. Il fallait pas le chercher, et il a exprimé son amour du genre humain dans cet expression qui nous réjouit : « Il faut être économe de son mépris en raison du grand nombre de nécessiteux ». Et c’est vrai que 500 millions d’utilisateurs de Facebook ajoutés au milliard d’utilisateurs du smiley, ça fait un paquet de nécessiteux pour lesquels il va falloir répartir notre mépris…

Denis Diderot (1713-1784)
Parrain de la Cause

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Denis Diderot est un grand Monsieur avec lequel on se trouve tout plein de points communs. Sa passion à lui, comme à nous, c’était la belle écriture. C’est sans doute au nom de cette excellente raison qu’il s’est choisi les métiers d’écrivain, de philosophe et d’encyclopédiste. De plus, comme les membres de la Cause qu’il intègre aujourd’hui en tant que Parrain, Diderot aime travailler en équipe. Son encyclopédie débutée en 1747, il ne l’a pas égoïstement écrite tout seul, mais il a demandé à ses copains de lui donner un petit coup de pouce. Alors bien sûr, quand ses copains s’appellent Jean d’Alembert, Voltaire ou Jean-Jacques Rousseau, ça facilite les choses pour trouver un éditeur. Cependant, il a rencontré quelques menus problèmes avec les Jésuites, qui s’opposaient à sa volonté d’instruire les gens, mais en bon Parrain de la Cause qu’il est maintenant devenu, il poursuit son œuvre clandestinement, sur son blog perso, persuadé que la reconnaissance viendra plus tard. Il exprime d’ailleurs cette idée dans un aphorisme tout en modestie : « C’est le sort de presque tous les hommes de génie ; ils ne sont pas à portée de leur siècle ; ils écrivent pour la génération suivante. » Et en tant qu’homme de génie incompris par la génération actuelle, je ne peux que lui donner raison.

Sémonide d’Amorgos (VIIème siècle av. J.-C.)
Parrain de la Cause

Sémonide d'Amorgos (VIIème siècle av. J-C)

Pour équilibrer la composition de la Confrérie des Parrains de la Cause, nous avions très envie de proposer ce titre honorifique à un poète grec, de préférence lyrique, et, dans la mesure du possible, représentant la poésie iambique. Nous avons donc tout naturellement hésité, de longues heures durant, entre Théognis de Mégare, qui avait le grand défaut de ne pas être un poète iambique mais gnomique, ce qui est nettement moins distingué, Hipponax d’Ephèse et Sémonide d’Amorgos, tous deux de purs et durs iambiques. Notre choix s’est finalement porté sur Sémonide d’Amorgos, car c’est le seul pour lequel nous disposions d’une photo, celle qui surplombe magistralement cette succincte présentation, et nous aimons introduire un peu de vie et de gaité au moyen de joviales illustrations dans le quotidien parfois morose de la Cause. C’est d’ailleurs cette préoccupation permanente qui nous a également orientés vers Sémonide d’Amorgos plutôt que vers l’un de ses collègues, car il avait une vision singulièrement positive de la vie. J’en veux pour preuve cette citation à tout point de vue réjouissante et réconfortante : « Il n’est pas de mortel qui n’espère arriver, l’année prochaine, à obtenir richesse et fortune ; mais la vieillesse lamentable le saisit avant qu’il n’ait atteint son but. D’autres sont anéantis par de funestes maladies. Les uns trouvent la mort sous l’assaut de la tempête… Tandis que d’autres encore, poussés par une dure infortune, se pendent avec un lacet et abandonnent volontairement la lumière du jour ». Sémonide d’Amorgos, à la Cause, on adore les déconneurs, c’est donc avec une joie non dissimulée que nous vous accueillons parmi nous !

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Parrain de la Cause

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)

Joannes Chrysostomus Wolfgangus Theophilus Mozart, qui se faisait sobrement appeler Wolfgang Amadeus Mozart était un musicien. Il est vrai qu’à côté de pointures comme Népomucène Lemercier ou Sémonide d’Amorgos, qu’il rejoint au sein de la confrérie des Parrains de la Cause, il peut passer pour fade et sans envergure. Cependant, Mozart n’en reste pas moins un virtuose, un génie, un maestro, un précurseur, un visionnaire, bref, un Grand Maître de la Cause, mais dans le domaine de la musique. Mozart ressentait en lui un besoin impérieux de s’adresser au monde, de le changer. Et là où pour atteindre cet objectif le Grand Maître de la Cause utilise des mots, Wolfgang Amadeus Mozart, lui, privilégiait les notes de musique. Mais, finalement, l’un comme l’autre ont composé des œuvres qui sont passées à la postérité. Un autre point commun saisissant entre ce génie de la musique qu’était Mozart et ce génie de la littérature qu’est le Grand Maître de la Cause est leur précocité. A trois ans, Mozart maîtrisait déjà parfaitement le clavecin, à quatre ans le piano, et à six ans, il composait sa première symphonie. Tout comme le Grand Maître de la Cause à un an et demi savait dire « Papa » et « Maman », à deux ans savait marcher, à trois ans domptait toutes les subtilités du pipi dans le pot, et à six ans faisait son entrée triomphante au CP. Nous pouvons aussi nous arrêter sur le caractère prolifique des deux artistes : Mozart composa 626 œuvres dans sa vie et le Grand Maître de la Cause en est déjà à quasiment 50 articles publiés sur son blog. Tant de similitudes ne peuvent que susciter notre interrogation : le Grand Maître de la Cause connaitra-t-il le même destin tragique que Mozart qui décéda à l’âge de 35 ans ? Si c’est le cas, il espère au moins qu’il aura pu achever son dernier article qui s’intitulera, comme il se doit, « Requiem en fa bémol mineur ».

Anaximandre (24²+5²+3² av. J.-C. – 83+33+23+17 av. J.-C.)
Parrain de la Cause

Anaximandre (24²+5²+3² av. J.-C. – 83+33+23+17 av. J.-C.)

Des esprits chagrins, ou scientifiques – mais, au fond, est-ce tant différent ? – n’ont de cesse de reprocher à la Cause son dédain supposé à l’égard des disciplines scientifiques. « Trop de lettres, pas assez de chiffres » me disent-ils en substance, en me faisant part de leur soudaine envie de résoudre des équations différentielles du second ordre à coefficients non constants à la lecture de mon blog. Ces scientifiques sont des tarés. Mais j’entends bien leurs revendications et aujourd’hui c’est donc un scientifique pur jus que je nomme Parrain de la Cause en la personne d’Anaximandre. Enfin, presque pur jus puisqu’en réalité Anaximandre est enregistré à l’état civil et à la postérité (c’est-à-dire sur Wikipédia), comme un savant et philosophe grec présocratique. C’est-à-dire qu’il a fait de la philosophie avant Socrate, et qu’en comparaison, ça n’allait pas chercher bien loin. Socrate est quant à lui un philosophe préGrand-Maître-de-la-Causique, mais, bien entendu, il ne pouvait pas le savoir, ne le blâmons donc pas. Anaximandre a eu de multiples activités, de la cosmologie à la cartographie en passant par la météorologie, qui ont fondé sa réputation de scientifique. Mais c’est son concept d’apeiron qui lui garantira la reconnaissance de ses futurs pairs. L’apeiron étant selon lui le principe créateur et destructeur de toute chose. Il le dit dans sa formule demeurée célèbre : « Ce d’où il y a génération des entités, en cela aussi se produit leur destruction, selon la nécessité, car elles se rendent les unes aux autres justice et réparation de leur injustice, selon l’assignation du Temps ». A la Cause, nous n’avons pas compris cette phrase, et, pour tout dire, nous la trouvons un peu cinglée, ce qui nous fait dire qu’Anaximandre est bel et bien un scientifique. Nous l’accueillons donc sans effusion, mais sans méfiance non plus, à la Cause.

Dans :
Par Le Grand Maître de la Cause
Le 30 avril, 2010
A 10:29
Commentaires : 3
 

3 Commentaires

  1.  
    michelehardenne
    michelehardenne écrit:

    je suis un peu déçue, parmi ces vieillards n’y aurait-il donc aucune « momie » un tant soit peu féminine qui mériterait ton attention et de figurer sur la liste des membres que tu pourrais honorer!
    Non,non..ne pense pas à moi, je suis toujours vivante!

    Dernière publication sur MICHELE HARDENNE : Plume de nacre

  2.  
    Le Grand Maître de la Cause
    Le Grand Maître de la Cause écrit:

    Bonjour Michèle,
    Si je te réponds si tard, c’est que je n’ai pas manqué d’être surpris par ta remarque, et qu’il a fallu que j’en étudie en détail les tenants et les aboutissants.
    Elle part en effet d’un constat que je n’aurais pas l’outrecuidance de démentir : la Confrérie des Parrains de la Cause est effectivement un club de réflexion à dominante essentiellement masculine.
    Il faut dire, pour notre défense, qu’on y parle principalement de bon goût et d’élégance, et, franchement, ce ne sont pas les premières des qualités des femmes. Tu es une femme, et tu es donc mieux placée que moi pour le savoir.
    Néanmoins, je ne veux pas me couper d’une moitié de la population, surtout qu’il s’agit de la partie de la population la plus en proie au mal que nous combattons, je parle bien sûr de la vulgarité et du manque de distinction, ainsi que de cette incroyable propension à utiliser des smileys et des « lol » à la fin de chacune de leurs phrases. Mais en fouillant bien, je suis sûr que nous arriverons à trouver une femme de bon goût qui puisse légitimement intégrer notre cercle d’hommes de bon goût. Mais qu’elle ne croit pas que nous irons jusqu’à féminiser son titre! Elle sera Parrain de la Cause, comme tout le monde.
    Bien entendu, tu te doutes qu’on ne trouve pas une femme de bon goût comme cela, en claquant des doigts. Il te faudra donc prendre ton mal en patience en attendant que nous la dénichions du cimetière où elle se trouve. Mais sois assurée que nous la trouverons !
    Je suis ravi d’avoir pu te rendre ce service.
    Le Grand Maître de la Cause

  3.  
    Labuse
    Labuse écrit:

    Tout cela est bel et bon, mais l’intention, aussi louable soit-elle, semble être en suspend…

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