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	<title>La Cause pour l'Elégance, le Bon Goût et la Correction Orthographique, Lexicale et Grammaticale</title>
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	<description>Ici, pas de smileys, pas de lol ni de points d'exclamation successifs, mais de l'élégance, du bon goût et de la correction pour s'exprimer. Et un rude combat à mener contre la déferlante de la vulgarité. Rejoignez-nous!</description>
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		<title>Les bonnes résolutions du Grand Maître de la Cause</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Dec 2010 20:07:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Grand Maître de la Cause</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les aventures du Grand Maître de la Cause]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous tous qui êtes en train de préparer le réveillon du Nouvel An, qui vous agglutinez dans les allées froides et suréclairées des supermarchés, qui cherchez votre service de mariage pour bien accueillir vos convives, qui descendez à la cave pour retrouver la boite à confettis et à cotillons, vous n’imaginez pas à quel point [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Vous tous qui êtes en train de préparer le réveillon du Nouvel An, qui vous agglutinez dans les allées froides et suréclairées des supermarchés, qui cherchez votre service de mariage pour bien accueillir vos convives, qui descendez à la cave pour retrouver la boite à confettis et à cotillons, vous n’imaginez pas à quel point je vous plains.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Je ne vous plains pas en raison de votre participation à ces festivités de fin d’année, car moi aussi je suis un homme comme un autre, malgré mes apparences d’exception, j’ai des amis et je vais devoir passer une soirée morbide en leur compagnie, car le réveillon est toujours une soirée pénible. Un couple d’amis se dispute et il faut consoler l’un et l’autre en donnant à chacun l’assurance qu’on est de son côté; un type qui se retrouve là car c’est l’ami de l’amie d’un ami ne cesse de boire et vous vous retrouvez à 23h à le passer sous la douche ou à essuyer ses déjections orales dans les toilettes; à minuit, tout le monde explose de joie puis, une minute plus tard, fait le point sur sa vie, et déprime; à une heure du mat’, les derniers vaillants font comme si de rien n’était et continuent de se trémousser sur une pauvre musique des années 80 avant de tomber, raide de fatigue, un quart d’heure plus tard, parce que c’est pas tout ça, mais demain, y en a qui bossent.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Tout cela, à une bulle de champagne près, vous l’avez vécu, vous le vivrez à nouveau, et moi non plus, je n’y couperai pas. Ce n’est donc pas de cela que je vous plaindrais ici, nous sommes tous dans la même barque et je préfère encore m’apitoyer sur mon propre sort. En revanche, ce dont je vous plains grandement, c’est de la rituelle question à laquelle vous devrez obligatoirement faire face sur les coups de minuit : « <i>Alors, quelle est ta bonne résolution pour l’année à venir ?</i> »</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2"><span id="more-104"></span></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Et plus que d’avoir à l’entendre, ce dont on se passerait bien, je vous l’accorde, c’est d’avoir à y répondre qui est chaque année tout aussi pénible. Lorsqu’on va souhaiter la bonne année à sa Mémé et qu’elle nous demande, la voix tremblotante « <i>Alors mon petit, quelle résolution as-tu prise pour l’année qui arrive ?</i> », on rapproche son tabouret de son rocking-chair, on va chercher sa main ridée et osseuse sous son plaid de laine et on la lui serre chaudement en la regardant d’un air attendri et décidé, mais, intérieurement, on se dit « <i>Qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui dire ?</i> ».</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Si on est fumeur, l’affaire est plus simple. Il suffit de reprendre la même résolution que l’année précédente : arrêter de fumer. Si on est enrobé et qu’on se trouve un peu gros, la chose n’est pas plus compliquée : dans le cas où l’année dernière vous aviez juré de vous mettre au sport, annoncez fièrement que cette année, vous allez faire un régime, et si vous aviez promis de faire un régime, clamez en sautillant que cette année, vous avez décidé de bouger vos muscles.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Si vous êtes fumeur et que vous réussissez enfin à tenir votre résolution annuelle, alors vous pourrez promettre l’année suivante de perdre du poids par un régime, puis, l’année d’après, par votre inscription à la salle de sport de votre quartier. C’est ce qu’on appelle un programme trisannuel de résolutions, et cela permet de s’éviter l’angoisse du moment fatidique, le 31 décembre à 23h59, quand vous voyez l’inévitable question vous foncer dessus.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Car lorsque l’on ne s’y est pas préparé, cet instant s’avère être un véritable supplice, comme un point d’orgue dans une soirée de cauchemar. Alors, dans la précipitation, on se voit bafouiller des phrases incompréhensibles et débiter à tout-va des serments que l’on sait ne pas pouvoir tenir. Promettre à sa femme de passer plus de temps en famille. Promettre à son patron d’être plus régulier au boulot. Promettre à son ami de lui rendre plus souvent visite. Alors que dans le fond, on sait très bien qu’on ne changera en rien nos habitudes qui nous conviennent à merveille.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Mais, finalement, de quoi vous plains-je si j’ai à vivre le même calvaire que vous ? Eh bien je compatis à votre peine d’avoir à répondre à cette sempiternelle question en plus d’avoir à l’écouter. Pour ma part, je suis certes contraint, comme vous tous, d’en supporter le son, mais je suis en revanche dispensé d’y apporter une réponse.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">En effet, qu’est-ce qu’une résolution ? Telle est la question qu’il faut se poser. Et à celle-ci, je veux bien répondre. Une résolution, tout simplement, est un engagement à s’améliorer sur certains points. C’est une promesse que l’on fait de devenir meilleur, ou moins mauvais. Je parle bien sûr ici des résolutions du nouvel an, des « <i>bonnes résolutions</i> ». Car il existe d’autres résolutions qui ne correspondent pas à cette définition. Les résolutions de l’ONU, par exemple. Cela fait un demi-siècle qu’elle nous en pond tous les jours, et le monde n’est pas meilleur pour autant. Comme quoi, ces histoires de résolutions, ça reste une question de point de vue.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Partant de cette définition, ne soyons pas chiches et posons-nous une autre question : peut-on améliorer ce qui est déjà parfait ? La réponse, bien évidemment, est non. Ce qui est parfait, c’est ce qu’il y a de meilleur. Et si vous savez comment rendre meilleur ce qu’il y a de meilleur, c’est que vous êtes un escroc.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">De ce postulat découle l’attitude qui est la mienne de ne jamais prendre de bonnes résolutions. Considérant que je suis la perfection incarnée, que la Cause pour l’Elégance, le Bon Goût et la Correction Orthographique, Lexicale et Grammaticale que je dirige d’une main de Grand Maître est une des plus belles choses qui soient arrivées à la Terre depuis l’invention de l’écriture, j’ai donc pris pour résolution de ne plus en prendre.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Voilà pourquoi je vous plains en cette fin d’année, vous tous, êtres humains perfectibles condamnés à vous améliorer quand moi, être humain perfectionné, je suis libre de répondre à l’habituelle question par un regard sévère qui fera immédiatement se corriger celui qui me la posera par un « <i>Oups ! Je ne vous avais pas bien regardé. Pardonnez-moi. Cette boite de chocolat devrait vous aider à m’absoudre de mon erreur.</i> »</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Et vu que je peux manger comme quatre sans prendre un gramme, ça ne me conduira même pas à prendre une bonne résolution pour l’année prochaine.</font></p>
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		<title>Juste un mot</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Dec 2010 15:18:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Grand Maître de la Cause</dc:creator>
				<category><![CDATA[Argumentaires de la Cause]]></category>
		<category><![CDATA[Ils abîment la langue]]></category>

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		<description><![CDATA[Sous sa robe rouge purpurine bordée d’hermine, le Grand Maître de la Cause souhaite aujourd’hui s’ériger en protecteur et défenseur de la justice et de la justesse. Dans un raclement de gorge, il hausse donc le ton de sa voix rocailleuse, et dans un effet de manche magistral, il suspend l’auditoire à ses lèvres, pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Sous sa robe rouge purpurine bordée d’hermine, le Grand Maître de la Cause souhaite aujourd’hui s’ériger en protecteur et défenseur de la justice et de la justesse. Dans un raclement de gorge, il hausse donc le ton de sa voix rocailleuse, et dans un effet de manche magistral, il suspend l’auditoire à ses lèvres, pour dire que quand même, ça suffit.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Cela fait maintenant plus de cinq ans qu’il observe avec inquiétude la propagation d’une nouvelle manie langagière parfaitement horripilante, et qu’il convient donc de démonter en pièces, car il n’est pas trop tard pour remettre la France dans le droit chemin. Cette nouvelle mode, consubstantielle à l’ambiance jeunisante, et non mois exaspérante, de notre société, mérite en effet d’être éradiquée une bonne fois pour toute.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Je veux parler bien sûr de cette habitude énervante qu’ont désormais la plupart des invités récurrents de divers médias d’utiliser le mot « <i>juste</i> » à toutes les sauces. « <i>C’est juste incroyable !</i> » s’exclame Benjamin Castaldi, « <i>C’est juste énorme !</i> » se réjouit Nagui, « <i>C’est juste scandaleux !</i> » s’insurge Cécile Duflot, « <i>C’est juste juste.</i> » assène le juge Van Ruymbeke. Au-delà de leur inélégance crasse, quel est le point commun entre tous ces sinistres individus ? Je vous aide : ce n&#8217;est pas le port de la moustache. La réponse est un âge gravitant autour de la quarantaine, donc l’impression de vieillir inexorablement et de ne plus aussi bien tenir l’alcool, et, pour la contrebalancer, la volonté ferme et résolue de paraitre jeune en employant un vocable supposé appartenir à la jeunesse. Pathétique.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2"><span id="more-103"></span></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Mais pour lutter efficacement contre ce tic verbal, il convient d’en connaitre les origines. Autorisons-nous donc un rapide retour en arrière, et venons-en aux origines du « <i>juste</i> ». Rappelez-vous de la Star Academy. Vous ne regardiez pas cette émission insipide ? C’est tout à votre honneur et cela tombe bien car moi non plus. Mais j’ai une copine qui m’a raconté…</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Bon, d’accord, je l’avoue, je regardais et j’ai voté pour Patxi lors de la saison 3 parce qu’il était trop craquant. Je suis dégouté qu’il ait pas gagné. Bref. Le plus irritant dans cette émission – mise à part la défaite de mon idole en demi-finale face à l’insupportable Michal, qui a eu par la suite l’immense carrière que l’on sait, ou que l’on ne sait pas, cela n’a aucune importance – c’était cette manière qu’avait Nikos Aliagas, à chaque diffusion, de ponctuer ses lancements par la formule « <i>C’est que du bonheur !</i> ». Jenifer avec Johnny ? « <i>Que du bonheur !</i> » Nolwenn avec Patrick Bruel ? « <i>Que du bonheur !</i> » Mickels avec Liane Foly ? Personne ne s’en souvient, mais certainement « <i>Que du bonheur !</i> »</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">L’expression « <i>Que du bonheur !</i> » a donc eu son heure de gloire lors des années Star Ac’, et, par un étonnant phénomène de mimétisme, tout le monde la reprenait à son aise. « <i>C’est que du scandale !</i> » s’écriait Daniel Cohn-Bendit, « <i>C’est que du génial !</i> » s’esclaffait Patrick Sébastien, « <i>C’est que de la justice.</i> » se marrait le juge Halphen.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Mais, une fois le télé-crochet tombé en désuétude, l’aphorisme « <i>Que du bonheur !</i> » le fut également, et les quadras pimpants horrifiés de devenir séniles ont vite cherché une expression de substitution pour préserver leur allure juvénile. Ainsi est apparue la locution « <i>juste</i> », dont la première forme a été décelée en septembre 2007, lors de la soirée inaugurale de la nouvelle saison de Star Academy dans la bouche de Nikos Aliagas, qui a donc assuré lui-même la transition d’une époque à une autre, avec sa désormais célèbre formule « <i>C’est juste du bonheur !</i> ». [Précisons que ce bref rappel historique s’appuie sur l’ouvrage-référence en la matière publié en mai 2009 par Alain Minc en collaboration avec Jean-Claude Elfassi : « <i>Jenifer a-t-elle couché avec PPDA ?</i> » aux Presses Universitaires de France, pages 156 et suivantes.]</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Au-delà de ce douloureux héritage et de l’agaçant ton hautain accompagné de lèvres pincées sur lequel est inévitablement prononcée cette expression, celle-ci est condamnable du simple fait qu’elle se donne des airs simplificateurs là où elle cherche en fait à duper, à tromper, à manipuler.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Prenez par exemple Nagui, qui nous dit « <i>C’est juste énorme !</i> ». Quel message cherche-t-il à faire passer ? Il veut tout simplement nous informer que la blague qu’il vient d’entendre, ou – pire – de raconter, est énorme. Mais, en réalité, cette blague est-elle seulement énorme ? Ou est-elle également autre chose ? Il y a fort à parier qu’elle soit aussi sensationnelle, géniale, excellente, et non pas « <i>juste</i> » énorme. Sans compter que les blagues de Nagui ne sont généralement pas drôles du tout, et qu’en l’occurrence, il n’est vraiment pas juste de la qualifier de « <i>juste énorme !</i> ».</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">De même, Cécile Duflot, que je ne présente pas, non pas parce que tout le monde la connait, je n’en sais rien, mais parce que je n’ai pas envie de gaspiller mon énergie à cela – et je suis sûr qu’elle sera ravie que j’économise mon énergie – fustigera facilement telle pratique politique qu’elle jugera « <i>juste scandaleuse !</i> », alors qu’elle n’est pas uniquement scandaleuse, mais aussi révoltante et immonde, et surtout, elle aurait été mieux inspirée – quitte à être inélégant, autant être précis – de la désigner comme « <i>juste injuste !</i> ».</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Sur l’autel de la justesse et de la justice, je condamne donc fermement l’expression « <i>C’est juste</i> », qui, à mon sens, n’est ni juste, ni juste. On se comprend. Il s’agit donc maintenant d’œuvrer à son éradication totale de notre espace auditif. Pour cela, j’invite tous les jeunes à ne plus employer cette locution galvaudée et absurde, vous valez mieux que ça mes petits, et j’invite tous les vieux à cesser ce psittacisme ridicule. D’autant plus que grâce à moi, les jeunes n’emploient plus cette expression. Or il serait parfaitement stupide de vouloir passer pour jeune en utilisant une formule que les jeunes n&#8217;emploient pas. Croyez-moi, une crème antirides s&#8217;avèrera plus efficace.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Les amis, jeunes, moins jeunes, faux jeunes, anciens jeunes, nous avons fait du bon travail aujourd’hui. La langue française devrait nous en être reconnaissante. D’ici à la prochaine séance, il me semble que nous pouvons dormir du sommeil du juste.</font></p>
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		<title>La lettre au Père Noël du Grand Maître de la Cause</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Dec 2010 16:57:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Grand Maître de la Cause</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Et voilà, comme nous pouvions nous y attendre, la neige a recouvert de son blanc manteau nos toits et nos forêts; les candélabres ont revêtu pour deux mois leurs belles décorations lumineuses et clignotantes; les trains sont en retard, encore que ce dernier point ne soit pas particulièrement distinctif de la période hivernale qui nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Et voilà, comme nous pouvions nous y attendre, la neige a recouvert de son blanc manteau nos toits et nos forêts; les candélabres ont revêtu pour deux mois leurs belles décorations lumineuses et clignotantes; les trains sont en retard, encore que ce dernier point ne soit pas particulièrement distinctif de la période hivernale qui nous préoccupe ici, comme vous l’avez déjà compris car vous n’êtes pas sans savoir que Noël approche. Oh ! Vous pourrez me reprocher d’avoir déjà introduit un de mes précédents papiers de la sorte, mais que voulez-vous, le froid, la neige et Noël, c’est quand même l’actualité du moment.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Or je me suis aperçu l’autre jour que je n’avais pas encore envoyé ma lettre au Père Noël, ce qui m’a inquiété car alors, comment aurait-il pu savoir que je voulais pour Noël une large diffusion du bon goût lexical et de la correction rédactionnelle parmi mes compatriotes, mais surtout parmi les moins patriotes d’entre eux?</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Mais je vous entends d’ici vous gausser sur un ton attendri en vous exclamant « <i>Eh l’autr’ eh ! Il croit encore au Père Noël ! C’est encore un gamin !</i> », ce que je vous somme d’arrêter immédiatement. Parce que d’abord, c’est pas vrai, je suis pas un enfant, et puis c’est celui qui dit qui y est. Na. Et ensuite, imaginez une seconde qu’un vrai enfant vienne à lire ces lignes, un authentique enfant comme vous avez oublié que vous le fûtes aussi. Il se demandera en quoi est-il si honteux de croire au Père Noël, pourquoi est-ce que ceci suscite vos quolibets malfaisants. Et puis, il réfléchira le marmot, car il n’est pas sot – on pourrait d’ailleurs dire que de ce point de vue, je suis un superbe enfant – et il se dira « <i>Si on se moque de moi parce que je crois en quelque-chose, c’est certainement parce que ce quelque-chose en question n’existe pas…</i> » Et il ira d’un pas décidé se désinscrire de ses cours de catéchisme et vous porterez pour le restant de vos jours sur vos frêles épaules le poids de la désaffection des églises. Et je ne veux en aucun cas endosser cette responsabilité en publiant vos moqueries sur mon site. Surtout en période de Noël.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Pour être clair et en finir avec cette histoire, je tiens donc à dire que je ne crois pas au Père Noël. Je n’y crois pas pas non plus d’ailleurs. En fait, je n’ai pas d’avis tranché sur la question, et, finalement, je me dis que j’ai tout à gagner à considérer qu’il existe. Par conséquent je rédige des lettres au Père Noël, sans lui poser la question de savoir s’il existe ou pas. Ce n’est pas mon problème au fond. S’il n’existe pas, c’est bien dommage pour lui, mais je m’en accommoderais parfaitement.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2"><span id="more-102"></span></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Et puis, avec toute cette neige, je me suis dit qu’il y avait un risque pour que ma lettre ne soit pas distribuée au Père Noël, et ça m’enquiquinait un peu. Je me suis dit ça parce que pour ma part ça fait plus d’un mois que je n’ai pas reçu mon courrier. Vous n’en avez certainement rien à faire, je vous l’accorde, mais on ne sait jamais, si vous croisez ma factrice, cette fainéante, n’hésitez pas à lui faire savoir que je suis prêt à lui rendre son vélo en échange de ma correspondance. Et puis, tant que j’en suis à faire passer des messages personnels dans cet article, je me suis résolu à également y publier ma lettre au Père Noël. Si des fois il lit mon blog, ce qui ne serait pas tellement étonnant car il m’a tout l’air d’être élégant et distingué, il pourra de suite s’atteler à la satisfaction de ma demande. Sans vouloir le commander bien sûr.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">« Cher Père Noël,</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Bien sûr, on ne se connait pas très bien, j’espère néanmoins que tu ne t’offusqueras pas du signe d’affection que je viens de t’adresser au moyen de ce « <i>Cher</i> » qui pourrait laisser penser qu’on se connait très bien comme si on était des supers potes depuis toujours alors que, effectivement, ce n’est pas le cas. Mais enfin, si j’avais commencé par « <i>Salut vieille branche</i> », cela aurait encore plus porté à confusion, alors vraiment, je ne vois pas pourquoi tu commences déjà à râler.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Bref, passons. Où j’en étais déjà ? Ah oui ! Cher Père Noël,</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Je ne sais pas pour toi, et, à vrai dire, je n’en ai rien à secouer, mais pour moi, l’année a été particulièrement riche et fructueuse. Je suis sûr que tu en as entendu parler même dans tes lointaines steppes lapones, je suis le génial fondateur (le terme « <i>génial</i> » n’est pas de moi, il a été inventé par un certain Léonard de Vinci, mais il n’y a aucune raison qu’il se soit trompé) de la Cause pour l’Elégance le Bon Goût et la Correction Orthographique, Lexicale et Grammaticale. Je ne te demande même pas ce que tu as pensé de cette entreprise tellement cela coule sous le sens.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Et en quelques mois d’activités, nous affichons déjà de glorieux résultats. Notre résultat brut d’exploitation s’approche fièrement des 143 smileys. Notre balance commerciale est excédentaire puisque sur le plateau de gauche il y a 76 « lol » et sur celui de droite seulement 52 « mdr ». Enfin, notre marge nette d’autofinancement nous permet de dégager approximativement 231,82 points d’exclamation pour l’année 2011. En somme, mais en multiplication aussi, car, comme tu le vois, nous sommes à l’aise avec les chiffres, tout va bien.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Mais en cette période de Noël, j’éprouve malgré tout le besoin de me tourner vers toi. L’année dernière, je m’en souviens comme si c’était il y a douze mois, je n’étais encore qu’un petit garçon, et je t’avais commandé un somptueux tractopelle en Lego Technic dont j’ai été tout à fait content le jour même, même si le lendemain il prenait déjà la poussière sur une étagère. Mais cette année, ça y est, je suis tout content de t’annoncer que je suis devenu une grande personne responsable, c’est ma Maman qui le dit. Du coup, je me suis dit, comme ça, que pour Noël, je pourrais te mettre à contribution pour ma petite affaire.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Et j’ai immédiatement décidé de bien prendre mon temps pour réfléchir à ce que j’allais te demander. Mais là, c’est bon, mon choix est fait, et tu ne croyais quand même pas que j’allais écrire tout ça seulement pour tes beaux yeux et pour t’annoncer qu’au final, je ne savais pas encore ce que j’allais te commander ?</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Ce que je voudrais, Père Noël, c’est que tu me fasses un cadeau qui puisse grandir l’humanité toute entière. Je voudrais partager mon bonheur avec tous les hommes et toutes les femmes de la planète, dans un premier temps, pour le reste de l’Univers je repasserai l’année prochaine si je suis satisfait du service rendu. Je voudrais que mon cadeau améliore l’espèce humaine. La paix dans le monde, la fin de la faim, l’amitié des peuples et toutes ces conneries, je m’en bats les couilles. Moi, ce que je voudrais, c’est que tu rendes tout le monde distingué et charmant en toutes circonstances. Que tout le monde ait un langage chiadé, courtois, sobre mais raffiné. En un mot comme en cent, que le bon goût règne à la surface de cette planète. Et, crois-moi, la partie n’est pas gagnée d’avance.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Voilà Père Noël, si tu pouvais me rendre ce petit service, je t’en serai très reconnaissant. Pour terminer, je te précise que mon autre liste, celle qui fait suite au tractopelle de l’année dernière, te parviendra par d’autres voies. Tu ne croyais quand même pas que j’allais sacrifier mon cadeau de Noël dans un magistral élan de dévotion alors que j’ai une collection d’engins de chantier en Lego à terminer ?</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">A plus.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Le Grand Maître de la Cause »</font></p>
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		<title>Le smiley moustachu :-{)</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Dec 2010 14:14:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Grand Maître de la Cause</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le village des smileys]]></category>

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		<description><![CDATA[La Cause pour l’Elégance, le Bon Goût et la Correction Orthographique, Lexicale et Grammaticale a démontré à plus d’une reprise, ce qui fait au moins deux reprises, qu’elle était non seulement à l’écoute de ses lecteurs, mais aussi à leur service. D’argumentaires mordants contre les crimes rédactionnels et les inepties linguistiques à de truculentes digressions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">La Cause pour l’Elégance, le Bon Goût et la Correction Orthographique, Lexicale et Grammaticale a démontré à plus d’une reprise, ce qui fait au moins deux reprises, qu’elle était non seulement à l’écoute de ses lecteurs, mais aussi à leur service. D’argumentaires mordants contre les crimes rédactionnels et les inepties linguistiques à de truculentes digressions sur des sujets tout aussi divers que variés – ce qui est le propre des digressions – le Grand Maître de la Cause, qui est, en quelques sortes, le Gentil Organisateur de notre Institution séculaire, a de nombreuses fois donné l’illustration de ce qu’il entendait par générosité et proximité avec le lecteur, et, aujourd’hui encore, il ne compte pas faillir à cette réputation.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">En effet, nous avons bien conscience, parfois, d’en demander beaucoup à nos camarades et compagnons de route hommes de bon goût. Nous considérons parfois un peu vite que tout le monde a notre niveau de compétence et de pratique pour mener à bien nos actions ce qui n’est, bien évidemment, pas le cas. Mais nous ne vous en tenons en rien rigueur, l’excellence ne se décrète pas d’un claquement de doigts. Par exemple nous savons bien qu’il n’y a rien d’évident dans le dépistage et la traque du smiley, surtout que celui-ci peut avoir de multiples aspects.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Aussi, nous avons décidé d’accompagner les internautes dans leur recherche de smileys et de partager avec eux notre expérience en la matière, afin qu’ils sachent non seulement les repérer dans un contexte hostile, mais également les appréhender, et, enfin, qu’ils acquièrent les meilleures techniques de destruction. Nous allons donc étudier, un à un, le cas de chaque smiley, pour finir par lui faire la peau. Cet inventaire sera répertorié dans la catégorie spécialement créée à cet effet « <i>Le village des smileys</i> », car, finalement, nous sommes un peu aux smileys ce que Gargamel est aux Schtroumpfs, sauf que nous sommes mieux habillés que Gargamel, et que les smileys ne sont pas bleus.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2"><span id="more-100"></span></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Nous avons décidé de débuter cet inventaire par le représentatif et ô combien nocif smiley moustachu, dont voici le signalement enregistré dans le fichier de la Cause. Ce fichier n’a pas été visé par la CNIL car, si nous sommes un site Internet d’influence, nos moyens restent limités, et nous n’avons pas le budget suffisant pour enregistrer nos données sur un autre support que de vieilles fiches bristol que nous tapons à la machine à écrire.</font></p>
<p align="center"><font face="verdana,geneva" size="2"><a href="http://cebgcolg.unblog.fr/files/2010/12/fichesmileymoustachu.bmp" class="imagelink" title="fichesmileymoustachu.bmp" rel="lightbox[100]"><img src="http://cebgcolg.unblog.fr/files/2010/12/fichesmileymoustachu.bmp" alt="fichesmileymoustachu.bmp" width="400" /></a></font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Le smiley moustachu, sous les airs nobles et respectables qu’impose le port d’une moustache travaillée au poil n’en est pas moins sournois et pernicieux. Je vous exhorte donc à vous en méfier comme un adolescent se méfie d’un dictionnaire, car ce smiley, tout moustachu qu’il soit, n’en reste pas moins un smiley, c&#8217;est-à-dire un objet inutile qui surcharge un texte de manière inappropriée.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Si on se remémore la raison d’être d’un smiley, on se rend compte qu’il a pour vocation de transmettre dans un texte des émotions et un ton qui transparaitraient à l’oral mais qu’il est difficile de faire ressortir à l’écrit. Telle est la genèse du smiley. L’argument supposé imparable, le coup de massue. Vous vous doutez bien que nous nous en gaussons.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Car alors, si nous admettions ce point de vue, j’ose poser la question : quel sentiment est sensé faire passer le smiley moustachu ? Le port de la moustache est-il un état d’esprit impossible à faire apparaitre à l’écrit autrement que par un smiley? Arrive-t-il si souvent, dans une conversation orale, de se laisser pousser la moustache de telle sorte qu’on ait jugé utile d’en faire un smiley ?</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Mettons nous en situation, et invoquons deux cobayes parmi mes préférés. A ma gauche, une adolescente névrosée, à ma droite, une adolescente écervelée :</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">- G vu Julien auj. Jsui trop happy !!! lol bizou.<br />
- :-{)</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Que doit répondre notre amie névrosée à sa copine écervelée? « <i>Non, non, il est imberbe.</i> », « <i>Putain, je te parle amour et tu me réponds épilation !</i> » ou « <i>Fais gaffe, y a ton père derrière toi.</i> » ? Encore une fois, nous voyons toutes les ambiguïtés et tous les quiproquos introduits par une utilisation intempestive des smileys, de surcroit quand ceux-ci sont saugrenus, c&#8217;est-à-dire moustachus.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Imaginons un échange de mails entre deux collègues de travail qui n’ont pas fini leur croissance, boivent encore du Yop, et aiment à croire qu’ils sont jeunes en utilisant des smileys :</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">- J’ai vu le patron ce matin, il tirait la gueule !!!!<br />
- :-{(</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Là encore, comment réagir ? « <i>Oui, je sais, j’ai pas eu le temps de me raser ce matin.</i> », « <i>Non, il avait des lunettes.</i> », ou « <i>Pourquoi tu me parles de l’épilation de ta femme ?</i> »</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">De ces exemples issus d’un travail sérieux d’imprégnation et d’observation des tribus les plus arriérées de notre société – dont nous rendrons compte en détail dans un livre intitulé « <i>Les structures élémentaires de la messagerie instantanée – Anthropologie émoticônale</i> » – nous pouvons confirmer que les smileys ne servent à rien et sont nuisibles, mais en sus que le smiley moustachu est particulièrement inutile et néfaste. Les exemples évoqués parlent d’eux-mêmes.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Sans compter qu’il est particulièrement délicat d’introduire dans une conversation un smiley moustachu. En effet, si on est moustachu, cela se remarque, tout le monde le sait, et il n’est pas forcément nécessaire de le rappeler par un smiley, et si on n’est pas moustachu, alors nous n’avons aucune raison d’utiliser un smiley moustachu. Validation est donc faite de son inanité.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Vous voilà maintenant informé sur l’apparence du smiley moustachu, et armé pour le combattre et l’éradiquer de nos conversations. Enfin, pas des nôtres, plutôt des vôtres, ou disons des leurs. Pour l’éliminer, un rasoir peut s’avérer efficace mais risque simplement de transformer votre smiley moustachu en smiley normal, ce qui n’est guère mieux. Je vous conseille donc plutôt de lui réserver le châtiment ultime de la Cause : une partie de « <i>Je te tiens, tu me tiens par la barbichette</i> » avec le Grand Maître de la Cause. Or le smiley moustachu, par définition, n’a pas de barbichette, il ne pourra donc que ressortir perdant et honteux de ce duel.</font></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le Loto du mauvais goût (niveau 2)</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Dec 2010 12:42:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Grand Maître de la Cause</dc:creator>
				<category><![CDATA[Astuces de la Cause]]></category>

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		<description><![CDATA[Les plus perspicaces d’entre vous auront remarqué que mon précédent article ayant pour titre « Le Loto du mauvais goût (niveau 1) », le suivant s’intitulerait probablement « Le Loto du mauvais goût (niveau 2) ». A ce stade de mon propos il serait particulièrement stupide de faire jouer un faux suspense du genre « Alors les petits nenfants, devinez quel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Les plus perspicaces d’entre vous auront remarqué que mon précédent article ayant pour titre « <i>Le Loto du mauvais goût (niveau 1)</i> », le suivant s’intitulerait probablement « <i>Le Loto du mauvais goût (niveau 2)</i> ». A ce stade de mon propos il serait particulièrement stupide de faire jouer un faux suspense du genre « <i>Alors les petits nenfants, devinez quel nom il a donné à son article le Grand Maître de la Cause ?</i> », puisque, tout petits nenfants que vous soyez, vous n’êtes pas sots, et le titre de cet article est certainement la première chose que vous ayez lu en arrivant ici. A moins que vous ne soyez des petits nenfants de moins de cinq ans, auquel cas la première chose que vous ayez constatée en arrivant ici est qu’il n’y a pas beaucoup d’images, la seconde est que vous ne savez pas lire, en conséquence de quoi vous avez décidé d’aller visiter un site moins austère, comme Légifrance ou LeMonde.fr.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Et, après tout, je me réjouis d’un tel sens logique et de cet esprit de déduction chez mon lectorat, qui prouve bien que nous sommes faits du même bois, car, comme vous avez pu le voir, quand mon cerveau fécond imagine un niveau 1, tout comme vous, c’est plus fort que lui, il se croit obligé ensuite d’élaborer un niveau 2.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2"><span id="more-99"></span></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Il faut dire que le niveau 1 du Loto du mauvais goût était particulièrement simple. Pour ma part, je me suis assis à un abribus à la sortie d’un collège, et, avant même que le bus n’arrive, j’avais déjà rempli ma grille grâce à cette délicate jeune fille qui s’interrogeait : « <i>Wesh t’as vu c’est chelou la meuf là, j’suis sûre qu’elle kiffe mon keum. ‘Tin, c’est relou t’sais, elle fait grave pitié. Sur la tête de ma mère, j’l’aime trop pas.</i> » A ce stade, j’avais déjà deux « <i>Bon Goût !</i> », et je sentais que j’allais rester sur ma faim, ce qui s’est confirmé avec la réponse que lui a fort subtilement apportée sa « <i>bestah</i> » : « <i>Mais trop ! C’est clair ! L’autr’ jour elle disait qu’il était trop cool et nanana. Allez, j’te laisse, le bus arrive, bizou ma chérie !</i> »</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Et hop ! Une conversation d’environ 27 secondes qui m’a certes permis d’obtenir le « <i>Bon Goût !</i> » le plus rapide de l’histoire (récente, je vous l’accorde) de ce jeu, mais surtout, qui m’a fait prendre conscience qu’il était bien trop simple pour quelqu’un qui voulait se distraire et occuper ses longues soirées d’hiver, ce qui était, je vous le rappelle, notre objectif premier. Il était donc d’une extrême importance que nous complexifions ce Loto du mauvais goût, afin que chacun ait vraiment le temps de s’amuser.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Après une analyse poussée de la situation, il nous est apparu que la déconcertante facilité avec laquelle nous pouvions remporter nos parties de Loto du mauvais goût tenait essentiellement en la trop grande simplicité de détection des mots qui en composaient la grille. Il s’agissait donc maintenant d’en renouveler le contenu, afin de faire véritablement durer le plaisir. Aussi, comme vous allez immédiatement le remarquer, les termes permettant de décrocher un « <i>Bon Goût !</i> » dans ce niveau 2 du Loto du mauvais goût sont beaucoup plus difficilement saisissables à l’oreille nue, même avec des sonotones.</font></p>
<table border="2" bgcolor="#4169E1">
<caption align="bottom"><i>Le Loto du mauvais goût, niveau 2, CEBGCOLG Corp ®</i></caption>
<tr align="center">
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">!!!</td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">Koi ?</td>
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Mdr</td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">:-(</td>
</tr>
<tr align="center">
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">^^</td>
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">?!</td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">!!!!!!!!!</td>
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Tof</td>
</tr>
<tr align="center">
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">:-)</td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">Mwa</td>
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Cheumé</td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">???</td>
</tr>
<tr align="center">
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">Lol</td>
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">;-)</td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">!?</td>
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Sava ?</td>
</tr>
</table>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Toute la difficulté du second niveau du Loto du mauvais goût repose sur la capacité que vous aurez à différencier dans une conversation une assertion de bon goût et une autre, semblable à l’oreille mais radicalement opposée dans sa signification, de mauvais goût. Ainsi, vous ne pourrez cocher la case « <i>Koi ?</i> » si vous n’êtes pas certain que votre cible a bien dit « <i>Koi ?</i> » et non pas « <i>Quoi ?</i> ».</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Pareillement, il vous faudra absolument faire la distinction, si vous voulez avoir une chance de remporter un Loto du mauvais goût, entre une personne qui s’exclame sobrement, avec grâce et un seul point d’exclamation, une autre qui le fera bruyamment, avec vulgarité et trois points d’exclamation, et une autre encore qui le fera sans retenue, sans pudeur et avec plus de six points d’exclamation.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Enfin, vous le savez, la Cause se caractérise par son esprit de responsabilité, et elle ne voudrait pas être tenue pour responsable d’une vague de suicide parmi l’espèce déjà en voie de disparition des hommes de bon goût. Car la pratique intensive du Loto du mauvais goût peut s’avérer très périlleuse sur les plans mental et psychologique. Aussi, pour contrebalancer l’effet néfaste sur vos cellules nerveuses de cette activité, nous en avons, encore une fois, concocté la retranscription exacte dans le langage policé et correct des hommes instruits, afin de calmer nos ardeurs, voire de contenir nos envies de meurtre.</font></p>
<table border="2" bgcolor="#4169E1">
<caption align="bottom"><i>Le Loto du bon goût, niveau 2, CEBGCOLG Corp ®</i></caption>
<tr align="center">
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Je n’en reviens pas.</td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">Peux-tu préciser ta question ?</td>
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Je ne peux m’empêcher de m’esclaffer</td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">Je suis épris d’un incommensurable désappointement</td>
</tr>
<tr align="center">
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">Ça c’est trop drôle</td>
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Comment a-t-il fait cela ?</td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">Les bras m’en tombent</td>
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Cliché photographique</td>
</tr>
<tr align="center">
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Un sentiment d’allégresse m’envahit</td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">Moi, personnellement, en ce qui me concerne</td>
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Mon Dieu qu’il est laid !</td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">Permets-moi de mettre ta parole en doute</td>
</tr>
<tr align="center">
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">J’en ris à gorge déployée</td>
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Tu m’as compris</td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">Comment a-t-il osé faire cela ?</td>
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Comment te portes-tu ?</td>
</tr>
</table>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Encore une fois, je propose que nous terminions la séance par un moment de questions-réponses. Qui veut commencer ?<br />
- « <i>Mes longues soirées d’hiver sont fort ennuyeuses, mais je n’ai pas d’abribus à proximité pour m’adonner dans des conditions satisfaisantes à la pratique du Loto du mauvais goût. Que dois-je faire ?</i> » : Cher ami, un abribus n’est pas indispensable à la réussite d’un Loto du mauvais goût. Une gare ou un aéroport peuvent parfaitement faire l’affaire. Mais si vous n’avez pas d’abribus près de chez vous, il y a fort à parier que vous n’ayez pas non plus de gare ni d’aéroport, et dans ce cas, je me demande bien de quoi vous pouvez vous plaindre.<br />
- « <i>Je suis un petit nenfant de moins de cinq ans, et j’ai passé tous vos filtres successifs. Puis-je jouer au Loto du mauvais goût ?</i> » : Mon petit, tu t’es sûrement perdu sur le Net pendant que Papa fumait sa pipe et Maman préparait le repas, et tu peux t’estimer heureux de ne pas être tombé sur un site pornographique, tu vas donc rester bien sagement ici en attendant que tes parents viennent te chercher. Tu peux colorier les « a » et les « o » de mes articles pour patienter si tu veux.</font></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Le Loto du mauvais goût (niveau 1)</title>
		<link>http://cebgcolg.unblog.fr/2010/11/28/le-loto-du-mauvais-gout-niveau-1/</link>
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		<pubDate>Sun, 28 Nov 2010 17:47:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Grand Maître de la Cause</dc:creator>
				<category><![CDATA[Astuces de la Cause]]></category>

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		<description><![CDATA[Ça y est. C’est l’hiver. La neige. Le froid. Le vent. La nuit. La saison triste et morte. Le temps arrêté. Les journées écourtées. Les nuits insomnies. Bien sûr, vous pourrez préférer y voir les décorations de Noël, les sourires des enfants devant les vitrines des magasins, la joie des bambins qui gambadent en combinaisons [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Ça y est. C’est l’hiver. La neige. Le froid. Le vent. La nuit. La saison triste et morte. Le temps arrêté. Les journées écourtées. Les nuits insomnies.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Bien sûr, vous pourrez préférer y voir les décorations de Noël, les sourires des enfants devant les vitrines des magasins, la joie des bambins qui gambadent en combinaisons colorées dans les pentes enneigées à la poursuite de leur luge, le bonheur éclatant des gamins qui ouvrent leurs cadeaux, la touchante naïveté des gosses qui croient encore au Père Noël ou bien la magie des mioches qui mangent des papillotes en se salissant de chocolat.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Mais moi, je ne suis plus un enfant. Depuis qu’on m’a porté à la tête de la Cause et que j’ai pris conscience de la tristesse du monde et de l’impasse dans laquelle il se trouvait, je n’ai plus vraiment l’âme poétique et ingénue. Cela ne veut pas dire pour autant que je ne sais pas rire, et, bien au contraire, je suis un des premiers arrivés lorsqu’il s’agit de se moquer du malheur des autres.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">C’est pourquoi je vous propose aujourd’hui de nous amuser avec les innocentes mais néanmoins innombrables victimes du mauvais goût verbal. J’aurais pu commencer cette phrase par la formule « une fois n’est pas coutume », mais cela aurait été mentir, car nous avons bel et bien coutume de nous payer la tête des utilisateurs de smileys. Mais aujourd’hui nous allons le faire de manière innovante et originale, en organisant un Loto du mauvais goût, qui nous permettra d’assouvir tout à la fois notre soif d’amusement et notre propension à la misanthropie.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2"><span id="more-97"></span></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Pour commencer, il faudra vous munir d’un crayon de papier. Un stylo à bille à l’encre de la couleur de votre choix pourra également parfaitement faire l’affaire, nous n’avons pas breveté ces aspects du jeu et vous pourrez laisser libre cours à votre imagination sur ces modalités pratiques.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Ce crayon vous servira à remplir les cases de la grille du Loto du mauvais goût que vous aurez préalablement pris le soin d’imprimer ou de recopier, là encore nous vous laissons libres de toutes les fantaisies. Cette grille, labélisée par la Cause pour l’Elégance, le Bon Goût et la Correction Orthographique, Lexicale et Grammaticale est la suivante :</font></p>
<table border="2" bgcolor="#4169E1">
<caption align="bottom"><i>Le Loto du mauvais goût, niveau 1, CEBGCOLG Inc ©</i></caption>
<tr align="center">
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Kiffer</td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">C’est chelou</td>
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Trop pas</td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">Meuf</td>
</tr>
<tr align="center">
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">Relou</td>
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Grave</td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">T’as vu</td>
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Bizou</td>
</tr>
<tr align="center">
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">T’sais</td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">Nanana</td>
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Wesh</td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">Mais trop !</td>
</tr>
<tr align="center">
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">Cool</td>
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Faire pitié</td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">C’est clair</td>
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Sur la tête de ma mère</td>
</tr>
</table>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Enfin, le troisième élément indispensable pour jouer au Loto du mauvais goût dans des conditions satisfaisantes, c’est une conversation. Bien sûr, si vous détestez vraiment la compagnie humaine, ce qui serait tout à votre honneur, vous pouvez imaginer une conversation, mais dans ce cas, il serait vraiment trop simple de gagner. Le mieux reste donc de laisser trainer une oreille discrète mais indiscrète dans une vraie discussion. Ses acteurs seront à choisir avec soin puisqu’ils auront une influence directe sur la durée de la partie et la facilité à la gagner. Plus ils seront jeunes et régressifs, plus la tâche vous sera aisée. Si vous avez affaire à des vieux, il sera beaucoup plus ardu de l’emporter, mais vous pourrez alors en tirer une gloire éternelle.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Vous êtes prêts ? Vous avez votre crayon, votre grille, votre conversation ? Alors restez attentifs, et dès qu’un des mots inscrits dans la grille du Loto du mauvais goût est prononcé, vous en cochez la case. Très vite, votre grille se remplira. Dès que vous avez coché toutes les cases d’une ligne, d’une colonne ou d’une diagonale, vous avez gagné. Vous devez alors vous lever, vous diriger vers le groupe de discussion observé en pointant du doigt, d’un air énervé, chacun de ses participants, puis crier, distinctement et à une seule reprise « <i>Bon Goût !</i> », dont la sonorité est proche du mot « <i>Bingo</i> », jeu dont nous nous sommes librement inspirés pour mettre sur pied cette petite activité joviale qui réchauffera nos cœurs aigris. Une fois cet exercice exutoire accompli, vous leur tournerez les talons en repartant d’un pas décidé vers une autre conversation.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Si la soirée hivernale est vraiment longue et que le groupe observé est particulièrement jeune, alors vous pourrez même tenter le carton plein, c&#8217;est-à-dire cocher la totalité des cases de la grille, ce qui vous donnera droit, en plus du salutaire « <i>Bon Goût !</i> », à insulter la personne qui vous aura permis de le décrocher. Traitez-le par exemple de décérébré ou d’arriéré, il ne comprendra même pas et cela vous fera le plus grand bien.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Mais bien sûr, à la longue, observer un groupe de jeunes parlant le jeune est épuisant. Et si c’est un groupe d’adultes parlant le jeune que vous écoutez, alors je comprends que vous puissiez devenir violent. Mais la Cause a pensé à tout, et afin d’éviter tout dommage collatéral à la pratique de cette activité, elle a également imaginé un Loto du bon goût. La grille est l’exacte traduction en langage civilisé de la grille du Loto du mauvais goût, et elle s’utilise lorsqu’on observe une conversation entre personnes distinguées.</font></p>
<table border="2" bgcolor="#4169E1">
<caption align="bottom"><i>Le Loto du bon goût, niveau 1, CEBGCOLG Inc ©</i></caption>
<tr align="center">
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Apprécier à sa juste valeur</td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">Cela me laisse circonspect</td>
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Assurément non</td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">Individu de sexe féminin</td>
</tr>
<tr align="center">
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">Pataud et redondant</td>
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Extrêmement</td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">J’attire ton attention là dessus</td>
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Veuillez agréer l’expression de mes sentiments distingués</td>
</tr>
<tr align="center">
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Je me permets d’insister</td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">Et ainsi de suite</td>
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Salutations respectueuses</td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">Je n’en disconviens pas</td>
</tr>
<tr align="center">
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">D’un bon goût à toute épreuve</td>
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Inspirer le dégoût, voire le mépris</td>
<td bgcolor="#FFFFFF" width="115" height="35">C’est l’évidence même</td>
<td bgcolor="#87CEEB" width="115" height="35">Je tuerais père et mère pour cette idée</td>
</tr>
</table>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Deux questions se posent maintenant, qui appellent, en toute logique, deux réponses :<br />
- « <i>Etant donné que l’on crie</i> « Bon Goût ! » <i>dans un Loto du mauvais goût, doit-on crier</i> « Mauvais Goût ! » <i>dans un Loto du bon goût ?</i> » : Non. Dans un Loto du bon goût, on crie également « <i>Bon Goût !</i> », sinon, ça ne ressemble plus à « <i>Bingo</i> ». En revanche, on peut se départir de l’allure énervée, et, après avoir crié et avant de tourner les talons, il est recommandé de serrer chaleureusement dans ses bras, en pleurant, tous les participants à la discussion.<br />
- « <i>Est-on obligé de jouer au Loto du mauvais goût en hiver ?</i> » : Non. Le principe de ce jeu est d’égayer les longues soirées d’hiver, mais si vos soirées d’hiver sont joyeuses ou courtes, vous pouvez parfaitement vous dispenser d’y jouer. Inversement, si vos soirées d’été sont ennuyeuses à mourir, vous pouvez bien sûr sortir votre grille de Loto pour vous distraire.</font></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Non, ça ne va pas !</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Nov 2010 22:03:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Grand Maître de la Cause</dc:creator>
				<category><![CDATA[Argumentaires de la Cause]]></category>
		<category><![CDATA[Contre le langage texto]]></category>

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		<description><![CDATA[Par ce titre tonitruant, je souhaite aujourd’hui pousser un violent coup de gueule. Vous pourrez m’opposer, à juste raison, que des coups de gueule, j’en ai déjà passé un certain nombre sur ce blog, et que ce n’est pas pour autant que j’ai donné à mes articles des titres aussi secs et provocateurs qui réveillent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Par ce titre tonitruant, je souhaite aujourd’hui pousser un violent coup de gueule. Vous pourrez m’opposer, à juste raison, que des coups de gueule, j’en ai déjà passé un certain nombre sur ce blog, et que ce n’est pas pour autant que j’ai donné à mes articles des titres aussi secs et provocateurs qui réveillent tout le monde et dérangent la voisine. Mais là, vraiment, je vous l’assure, il faut taper du poing sur la table, et en briser le bois. Si d’aventure il s’agit d’une table en bois, cela va de soi. Si c’est une table en marbre que vous avez devant vous, vous pouvez bien sûr taper dessus, mais je vous déconseille alors fortement de tenter de la casser. Vous risqueriez de vous faire mal.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">En effet, il me semble urgent de revenir sur un phénomène de société qui se développe massivement parmi la population et notamment, comme vous pouvez vous en douter, parmi sa frange la plus jeune, la plus adolescente, la plus boutonneuse et la plus fan de Lady Gaga, qui est généralement, pour notre plus grand malheur, tout cela à la fois. J’observe la propagation de cette nouvelle innovation orthographique depuis un certain temps, une douzaine d’années environ, onze ans et demi plutôt, oh et puis ne soyons pas chiches, disons-le franchement, cela fait onze ans, cinq mois, deux semaines, quatre jours, quinze heures et seize minutes que j’en suis attentivement les évolutions, et c’est peu dire qu’elles m’inquiètent autant qu’elles me répugnent, d’où ma promptitude à réagir.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2"><span id="more-96"></span></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Vous êtes certes tous des personnes de bon goût, mais il n’a pas pu vous échapper que depuis ces onze ans dont je parle, nos congénères, que nous pouvons également appeler « les gens », se promènent souvent avec à la main un téléphone portable. Ce téléphone, grâce aux petits messages écrits qu’il permet d’envoyer, a été le vecteur d’apparition d’un nouveau type de langage, tenant compte de l’espace restreint pour s’exprimer qu’il laissait aux gens. Ce langage, le langage texto, a ainsi été le terreau de toutes les déviances rédactionnelles que nous combattons aujourd’hui corps et âme. Bien sûr, pour plus de rigueur scientifique, nous aurions pu vous dater tout cela, mais c’eût été long et laborieux, et, sauf votre respect, nous avons quand même une langue à sauver du naufrage. Excusez du peu. Fin, donc, de cette brève mais néanmoins nécessaire parenthèse historique.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Le langage texto, comme je le disais, a suscité une profusion de nouvelles orthographes pour des mots qui en avaient pourtant déjà une qui leur convenait à merveille, et c’est là toute la triste histoire du cas qui nous préoccupe aujourd’hui.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">En général, les gens sont polis et courtois entre eux et, pour prouver qu’ils le sont, lors des habituels échanges d’amabilités préliminaires à une conversation plus poussée, ils demandent à leur vis-à-vis s’il se sent bien, s’il va bien. Je parle bien ici des gens, et pas des hommes civilisés, tels que, par exemple et au hasard, les membres de la Cause, qui se fichent éperdument de savoir comment va leur interlocuteur, pourvu qu’il y aille. En revanche, les gens, totalement désinhibés, entrent ainsi dans l’intimité des autres en leur demandant comment ils vont. Pour ce faire, ils emploient des formules du genre « Comment vas-tu-yau d’poële ? », ce à quoi on leur répond logiquement « Bien, et toi-l’à matelas ? ». Et on se paye une bonne tranche de rigolade.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Des individus plus timides, quant à eux, se limiteront à un « Ça va ? » simple et, disons-le, creux, auquel on répond immanquablement par un « Oui, et toi ? », tout aussi simple et non moins creux – comme quoi les gens sont faits pour vivre ensemble – sans même attendre de réponse en retour. En effet, on ne répond jamais « Non, et toi ? » à la question « Ça va ? ». Cela fait partie des choses qui ne se font pas car la personne qui pose la question, mais n’écoute pas la réponse, n’en a strictement rien à foutre de savoir si vous allez bien ou pas. Elle se rapproche en cela de l’homme de bon goût, à la différence près que l’homme de bon goût ne fait pas croire que cela l’intéresse, ce qui est finalement plus correct, vous en conviendrez.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Pourtant, mais ce n’est pas une surprise, le langage texto a repris ce rituel stupide du « Ça va ? », en y introduisant en sus sa touche personnelle, à savoir une orthographe approximative. C’est ainsi que le « Ça va ? » est devenu « sava ? ». Bien entendu, à l’oral, un « Ça va ? » et un « sava ? » auront la même allure patibulaire. Mais à l’écrit, dans un texto, le « Ça va ? » passera pour attentionné et donc incongru là où le « sava ? » reprendra le flambeau je-m’en-foutiste de son ancêtre des temps immémoriaux où les forfaits bloqués n’existaient pas encore.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Que les gens se parlent par texto sur le même ton indifférent qu’ils employaient avant leur invention, cela ne nous choque pas, je dirais même plus, cela ne nous regarde pas. En revanche, la Cause pour l’Elégance, le Bon Goût et la Correction Orthographique, Lexicale et Grammaticale, que je dirige avec prestance et exigence, se sent très concernée par les implications orthographiques plus globales de ce nouveau vocable.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Car, fiers de leur réussite, les utilisateurs du langage texto ont progressivement et rapidement étendu leur innovation linguistique à notre belle langue dans son ensemble, et remplacé toutes les occurrences « ça » par de vulgaire « sa », qui, certes, sont possessifs, mais ce n’est pas une raison pour s’approprier toute la langue française. C’est ainsi que l’on voit fleurir partout autour de nous des phrases étonnantes telles que « sa tombe bien », « sa roule », « sa claque ! » et même, car ces Sapajous n’ont aucune limite, « sa déchire grav !!! ».</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Pourquoi tant d’acharnement contre la langue française ? Le smiley et le « lol » ne leur suffisaient pas ? Pourquoi condamner de la sorte le « ç » (prononcer « cécédille ») à la disparition ? Autant de mystérieuses questions auxquelles je suis bien incapable de répondre.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Par contre, si vous me demandez, que cela vous intéresse ou non, « Ça va ? » alors, comme annoncé au tout début de mon propos, je vous hurlerais dessus, en postillonnant, « Non, ça ne va pas ! ».</font></p>
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		<title>Faut-il supprimer les notes à l&#8217;école ?</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Nov 2010 09:13:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Grand Maître de la Cause</dc:creator>
				<category><![CDATA[Hors de Cause]]></category>
		<category><![CDATA[Revue de presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Les enfants, Cela fait une semaine que je n’ai pas endossé mon cartable à roulettes ; une semaine sans chausser mes mocassins et mes socquettes, sans porter mon short de velours et mes petites bretelles ; une semaine loin de la sonnerie de la fin de la récréation et sans bagarre parce que c’est lui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Les enfants,</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Cela fait une semaine que je n’ai pas endossé mon cartable à roulettes ; une semaine sans chausser mes mocassins et mes socquettes, sans porter mon short de velours et mes petites bretelles ; une semaine loin de la sonnerie de la fin de la récréation et sans bagarre parce que c’est lui qu’a commencé à me piquer mes billes. Bref, vous l’avez compris, je me suis accordé, comme cela, une petite semaine bien méritée de vacances.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Or, les enfants, et même si vous n’êtes pas des enfants vous avez le droit de rester, vous ne devinerez jamais ce que j’ai appris de retour chez moi, les sandales encore pleines de sables et les cheveux plein de sel. J’apprends qu’on veut changer mon école. L’école qui m’a fait tel que je suis, qui vous a fait tel que vous êtes ou qui vous fera tel que vous serez, encore que sur ce dernier point, je ne puis l’affirmer avec certitude.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Une telle nouvelle justifiait pleinement que j’interrompe mes congés, que je saisisse de la main gauche mon stylo à bille qui ne bave pas et de la main droite une feuille perforée à grands carreaux et interlignes, pour écrire, en exclusivité pour le blog de la Cause pour l’Elégance, le Bon Goût et la Correction Orthographique, Lexicale et Grammaticale dont je suis le professeur agrégé, ma dernière rédaction sur le sujet en question. Oui, je suis gaucher. C&#8217;est pour cela qu&#8217;il me faut un stylo qui ne bave pas.</font></p>
<p align="center"><font face="verdana,geneva" size="2"><a href="http://cebgcolg.unblog.fr/files/2010/11/notegrandmatredelacause.jpg" class="imagelink" title="Bulletin du Grand Maître de la Cause" rel="lightbox[92]"><img src="http://cebgcolg.unblog.fr/files/2010/11/notegrandmatredelacause.jpg" alt="Bulletin du Grand Maître de la Cause" width="400" /></a></font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2"><span id="more-92"></span></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Vous le savez, ou vous ne le savez pas, mais, dans ce second cas, vous n’allez pas tarder à le savoir, à la Cause, nous sommes tout le temps dans le coup. Nous suivons assidûment les actualités avant les projections au cinématographe, et nous nous tenons très régulièrement au courant par télégrammes. De la sorte nous pouvons réagir quasiment instantanément aux informations qui concernent notre domaine de compétence, en rédigeant des communiqués que nous envoyons par la poste à l’AFP, afin qu’ils puissent être repris dans les journaux le surlendemain.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">C’est avec cette même célérité que je m’empresse donc aujourd’hui de diffuser l’avis de la Cause sur cette annonce qui vient de nous parvenir et de nous scandaliser: on envisagerait la suppression des notes à l’école. Quand je vous disais qu’on cherchait à changer mon école. Ce n’était pas une énième élucubration. D’ailleurs, quand je prends la parole sur ce ton solennel, c’est toujours pour des choses sérieuses. La preuve : l’autre fois on m’avait piqué mon casse-croute à midi et j’avais demandé qui c’était qu’avait fait ça sur un ton similaire.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Car figurez-vous que des pédagogues-psychologues-modernologues qui s’ennuyaient ont cessé de s’ennuyer deux secondes, ont réfléchi, et, deux secondes plus tard, ont trouvé la solution miracle au taux croissant d’échec scolaire : la suppression du système de notation. Après l’avoir validée en commission pédagogique la minute suivante (laissez-leur quand même le temps de trouver la salle et de se prendre un café !), ils sont retournés dans leur bureau et ont recommencé à s’ennuyer, fatigués de cette éprouvante journée.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">A la Cause, nous ne pouvions pas rester sans voix face à une aussi mauvaise nouvelle. Oh, bien sûr, moi, personnellement, à titre individuel et qui ne regarde que moi-même, comme dirait Mickaël Vendetta – qui ne devait certainement pas avoir de bonnes notes à l’école soit dit en passant – je n’avais que des 20/20. Moi personnellement, je vous dis, pas Mickaël Vendetta ! Et puis d’abord qu’est-ce qu’il vient faire ici celui-là ? On parle de l’avenir de l’éducation nationale présentement, alors un peu de tenue s’il vous plait, et merci de ramener vos détritus à la maison. Je n’avais donc pas vraiment de marge de progression, et tout cela s’apparentait pour moi à de la routine. Mais ramenez un instant votre Mickaël Vendetta, qui a dû être nourri toute son enfance au 5/20, et donnez-lui un 7/20. Regardez comme il le range précautionneusement, regardez ses yeux devenir humides. C’est attendrissant n’est-ce pas ? C’est dans des moments comme cela que l’on voit la beauté de notre système scolaire.</font></p>
<p align="center"><font face="verdana,geneva" size="2"><a href="http://cebgcolg.unblog.fr/files/2010/11/notevendetta.jpg" class="imagelink" title="Bulletin Mickaël Vendetta" rel="lightbox[92]"><img src="http://cebgcolg.unblog.fr/files/2010/11/notevendetta.jpg" alt="Bulletin Mickaël Vendetta" width="400" /></a></font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Mais il y a plus grave que la simple disparition de tels moments de bonheur. Il y a aussi ce pédago de malheur qui, en plus d&#8217;être moderniste, ce qui n&#8217;arrange pas son cas, a voulu faire du zèle et qui, ennuyé de s’ennuyer, s’est imaginé remplacer les notes par des smileys. Affligeant. Je n’en dirai pas plus. Ou presque.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Enfin, Mesdames et Messieurs les enseignants, les professeurs, les pédagogues, les recteurs, les inspecteurs et pardonnez-moi si j’en oublie. Croyez-vous que Charlemagne ait inventé l’école puis Jules Ferry l’ait rendue gratuite et obligatoire pour qu’on y évalue les élèves par des smileys ? L’école doit être le lieu d’apprentissage des bonnes manières, de la politesse et du respect mutuel. La première des choses à ne pas faire est donc de noter les enfants en dessinant sur leur cahier de 96 pages sans spirale un visage simpliste et inexpressif. Déjà qu’ils se fourvoient tristement dans le langage texto, les noter en smileys n’est vraiment pas leur rendre service.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">De plus, dans ces conditions, un 5/20 et un 7/20 récolteraient pareillement un smiley mécontent, ce qui nous priverait bêtement de la joie du petit Mickaël découvrant ses nets progrès et qui ne ferait que renforcer ma haine de ces ronds jaunes et ineptes, bien que souriants, à chacun de mes devoirs.</font></p>
<p align="center"> <a href="http://cebgcolg.unblog.fr/files/2010/11/smileyvendetta.jpg" class="imagelink" title="Bulletin Vendetta Mickaël" rel="lightbox[92]"><img src="http://cebgcolg.unblog.fr/files/2010/11/smileyvendetta.jpg" alt="Bulletin Vendetta Mickaël" width="400" /></a></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Et puis si on va par là, bientôt, au lieu du Bac, on décernera aux lycéens fraichement bacheliers un splendide diplôme sur lequel sera écrit « lol ». Non mais où va-t-on ?</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Ce vibrant plaidoyer en forme d’ultime avertissement mérite bien un 20/20, qu’en dites-vous ?</font></p>
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		<title>Le choix épineux du sujet de son blog</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Nov 2010 09:15:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Grand Maître de la Cause</dc:creator>
				<category><![CDATA[Créer son blog avec la Cause]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est avec un brin de nostalgie que je débute aujourd’hui mon propos, en jetant furtivement un coup d’œil dans le rétroviseur de nos actions. Cela fait en effet maintenant plus de six mois que la Cause a été créée. Six mois qu’elle résiste sur le front de l’élégance lexicale et du bon goût verbal. Six [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">C’est avec un brin de nostalgie que je débute aujourd’hui mon propos, en jetant furtivement un coup d’œil dans le rétroviseur de nos actions. Cela fait en effet maintenant plus de six mois que la Cause a été créée. Six mois qu’elle résiste sur le front de l’élégance lexicale et du bon goût verbal. Six mois qu’elle repousse inlassablement les assauts de plus en plus nombreux et de plus en plus violents des smileys et de leurs comparses. Six mois qu’elle protège les innocentes victimes de la vulgarité grammaticale. Bref. Cela fait six mois que la Cause a changé le cours de l’histoire de l’humanité, et probablement aussi celui de votre vie.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Forts de cette expérience au long court, que nous menons avec constance et persévérance, nous nous sommes faits la réflexion suivante : « Et pourquoi serions-nous les seuls à pouvoir changer la face du monde ? » C’est vrai quoi, il n’y a aucune raison pour que nous ayons le monopole de la révolution culturelle que nous avons enclenchée à nos glorieux débuts et assumée sans coup férir depuis lors. C’est pourquoi nous avons collégialement décidé, en Comité Exécutif de la Cause, dans lequel je suis, je le rappelle, le seul à siéger – d’autant plus qu’il a été créé ad hoc par moi-même pour réfléchir à la question – de partager nos petits secrets de fabrication avec l’ensemble de la communauté Internet. C’est aussi cela le Web2.0, l’Internet participatif et collaboratif dans lequel nous nous inscrivons pleinement sur ordre du Grand Maître de la Cause.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Nous inaugurons donc aujourd’hui une nouvelle catégorie, « Créer son blog avec la Cause », dans laquelle nous vous apprendrons à développer et faire fructifier un blog de bon goût, dans toutes les dimensions que cela implique. Car s’il y a deux domaines où nous touchons notre bille, c’est bien la gestion d’un blog et le bon goût. Si vous suivez tous nos conseils à la lettre, vous serez alors en mesure de diriger un nouveau blog de bon goût, certifié AOC par la CEBGCOLG. Et obtenir l’extrême onction du Grand Maître de la Cause est un gage de réussite future certaine pour un blog, nous en savons quelque chose.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2"><span id="more-91"></span></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Commençons donc par le commencement, et arrêtons nous pour cette première leçon sur la question que se pose toute personne qui souhaite créer un blog, et, a fortiori, un blog de bon goût : quelle thématique, quel sujet choisir pour son blog ? Si on souhaite administrer un simple blog, c’est très simple, la première idée qui nous passe par la tête peut être la bonne. Ceci explique d’ailleurs certainement la profusion de blogs pornographiques qui fleurissent sur le Web.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Celui qui résistera à ses pulsions sexuelles, pourra se reporter sur sa seconde idée, qui n’est généralement pas bien plus intéressante, d’où la quantité inimaginable de blogs parlant de soi, intitulés « Moi par moi », « Ma vie », « Mon œuvre », « Mes pensées », « Miss du 06 », « Ma life de fou », ou « Monoarthrite inflammatoire ». Globalement, tous les blogs dont le titre commence par la lettre « M » sont à jeter à la poubelle.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Une fois évités ces deux écueils, tous les sujets sont envisageables pour créer un blog. Dans la limite des sujets des blogs existants. Une prolifération de blogs sur un même sujet n’étant intéressante pour personne. C’est pourquoi des blogs sur des thèmes tels que « Ma passion pour la peinture sur verre », « Michel Polnareff Fan’s », « M, paroles, tablatures, extraits » ou encore « Macramé et bouts de ficelle » n’ont pas un immense intérêt. Tout le monde a un blog sur ces sujets-là. En outre les exemples que nous venons de donner ne font que renforcer notre théorie fondant l’inanité des blogs dont l’initiale est un « M ». D’ailleurs, si j’avais appelé mon blog « Maître de la Cause », il y a fort à parier qu’il n’aurait pas connu le même succès.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">J’aime autant vous prévenir tout de suite, inutile également de créer un énième blog sur votre sportif, votre acteur ou votre chanteur préféré. Ce n’est pas parce que vous parlez de quelqu’un de connu que votre blog sera automatiquement connu. Il y a maintenant plus de blogs présentant la biographie et les dernières photographies d’Hugo Lloris, de Guillaume Canet et de Sheryfa Luna que de smileys et de « lol » dans une conversation MSN entre deux jeunes lycéennes. Nous avons notre dose, donc merci de vous retenir si cette pulsion vous prend. L’intérêt d’un blog est d’apporter quelque-chose de nouveau aux internautes sur des sujets intéressants. Faire un blog au sujet d’une personnalité quelconque alors qu’il en existe déjà un, et même plusieurs, est en conséquence une fichue mauvaise idée.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Quel est donc le secret de la réussite ? C’est mon jour de bonté, aussi je vais vous le livrer sans circonvolutions, et gratuitement en plus. J’espère que vous mesurez bien votre chance. Il s’agit en fait de créer un blog sur un thème inédit. Il faut faire du jamais vu, du sensationnel, du tape-à-l’œil. Comment croyez-vous que le blog de la Cause pour l’Elégance, le Bon Goût et la Correction Orthographique, Lexicale et Grammaticale est devenu un blog référence et remarqué dans le vaste monde de la blogosphère ?</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">La bonne stratégie à adopter pour tirer votre épingle du jeu est donc bel et bien de développer un blog sur un sujet inattendu, afin de combler un vide évident au niveau du partage de connaissances sur Internet. Le dernier à s’être lancé dans une telle entreprise, en toute modestie bien sûr, c’est moi. Il n’existait pas auparavant de site de lutte contre le smiley, contre le « lol », contre les points d’exclamation à répétition et pour la distinction verbale et linguistique. Nous avons investi cet espace, nous l’avons porté à bout de bras afin d’en être aujourd’hui l’autorité compétente connue et reconnue de tous.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Malheureusement pour vous, qui souhaitez créer un blog aujourd’hui, la plupart des bons sujets ont maintenant déjà été pris, et vous risquez fort, si vous persistez dans votre volonté de concevoir un nouveau blog, de tomber dans un des trois panneaux susmentionnés, à savoir avoir un sujet inintéressant, avoir un sujet déjà vu, ou avoir un sujet commençant par la lettre « M ».</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Mais, pour votre plus grande chance, le Grand Maître de la Cause est un puits à idées, et il est en mesure de vous suggérer quelques thèmes pour votre futur blog, qu’il n’a pas l’intention de traiter dans l’immédiat. Bien sûr, il n’est pas question de faire un autre blog sur l’élégance lexicale, il ne s&#8217;agit quand même pas de manger dans notre assiette. Quant à faire un blog expliquant comment créer un blog, c’était une excellente idée, mais décidément, vous n’avez pas de veine, la Cause vient de s’en emparer. En pagaille, il reste quand même, entre autres, « Analyses, explications et variations autour de la théorie des cordes », « Qu’y avait-il avant le big-bang ? », « Dieu existe-t-il ? » ou encore « Les variantes des jeux de sociétés anciens » qui sont des thèmes potables pour une thèse, séduisants pour un blog et susceptibles d’intéresser le plus grand public. Il y avait aussi « Misogynie à travers les âges », mais il ne résistait pas au critère de la lettre « M ». Faites votre choix, la Cause vous soutient!</font></p>
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		<title>Métaphysique du numérique</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Nov 2010 08:09:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Grand Maître de la Cause</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophons avec le Grand Maître de la Cause]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour à tous, Bonjour à toutes, Et Bonjour à ceux qui ne se seraient pas reconnus dans une de ces deux catégories, Ça ne vous étonnera certainement pas, mais ici, à la Cause pour l’Elégance, le Bon Goût et la Correction Orthographique Lexicale et Grammaticale, en ce lieu de réflexion, de débat d’idées, d’échange argument [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Bonjour à tous,<br />
Bonjour à toutes,<br />
Et Bonjour à ceux qui ne se seraient pas reconnus dans une de ces deux catégories,</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Ça ne vous étonnera certainement pas, mais ici, à la Cause pour l’Elégance, le Bon Goût et la Correction Orthographique Lexicale et Grammaticale, en ce lieu de réflexion, de débat d’idées, d’échange argument contre argument, la philosophie n’est jamais très loin. En tant qu’intellectuel de renom, le Grand Maître de la Cause se doit de réfléchir, de disserter, et de poser les fondements d’une nouvelle théorie de la connaissance mise à jour de l’ère du numérique, de l’Internet, du téléphone portable et des smileys.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Sans prétention aucune, il vous propose aujourd’hui de le suivre dans la construction de sa pensée, qu’il n’a pas peur de laisser cheminer au gré de ses divagations, quitte à révolutionner le paradigme sociétal prédominant. Vous l’avez compris, aujourd’hui je ne serai –  pour vous gratifier d’un jeu de mot dont j’ai presque honte – ni Bourdieu ni Grand Maître, mais un libre penseur, assumant sa mission de redéfinition ontologique de  l’essentialisme humaniste.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Moi-même, je ne suis pas sûr d’avoir compris cette dernière phrase, aussi, dans un souci de vulgarisation je m’autoriserais parfois à quelques écarts sémantiques et à quelques analogies éclairantes sous leur aspect trivial. Vous vous doutez bien qu’établir un nouveau modèle de représentation de l’homme et de la société ne se fait pas en un claquement de doigt, aussi, devant l’ampleur de la tâche qui nous attend, je vous propose de nous atteler aujourd’hui à la résolution d’une première question, essentielle à mes yeux : « <i>Le tout est-il plus que la somme de ses parties ?</i> » Et ça suffira bien pour aujourd’hui, en plus il y a un bon film à la télé ce soir.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2"><span id="more-90"></span></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">En effet, nous pouvons nous demander « <i>Qu’est-ce que l’homme ?</i> ». Un homme, est-ce l’addition de deux bras, deux jambes, une tête et de quelques autres ingrédients aussi indispensables qu’un ventre ou des poumons ? Ou bien est-ce <i>plus</i> que cela ? A la question « <i>Qu’est-ce que la société ?</i> » nous pourrions répondre que la société correspond à la somme des individus qui la composent, nous pourrions aussi imaginer qu’il y a d’autres mécanismes <i>invisibles</i> qui entrent en ligne de compte. D’où la pertinence nullement remise en cause de la question « <i>Le tout est-il plus que la somme de ses parties ?</i> »</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Pour y répondre nous allons nous appuyer sur un exemple concret et imagé que tout le monde connait parfaitement, moi le premier : le blog de la Cause. « <i>Le blog de la Cause est il plus que la somme de ses parties ?</i> » Voilà une question qu’elle est bonne ! Nous y répondrons en respectant la démarche scientifique drastique qui a toujours prévalu ici, rendant nos conclusions incontestables. Nous considérerons donc les unes après les autres les parties de ce blog avant d&#8217;établir si elles sont plus, moins ou exactement la même chose que le blog dans sa totalité.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Une partie essentielle de ce blog est bien entendu son affectueux surnom, « <i>la Cause</i> ». Une rapide recherche dans Google nous montre que pour ce qui est de cette partie, nous existons mais seulement au 7ème rang de la 14ème page de référencement, pour vous donner une idée de la proportion infinitésimale de ce que représente « <i>la Cause</i> » dans ce blog.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">En outre, ce blog est aussi composé d’élégance, ça n’aura échappé à personne. Sauf à Google. Car pour le coup, ce site ne nous répertorie même pas pour la recherche « <i>élégance</i> » alors qu’il affiche une ribambelle de propositions pour des articles consacrés à « <i>L’élégance du hérisson</i> ». Qui sait, peut-être qu’en citant le titre de ce roman nous obtiendrons les faveurs de Google pour ce qui nous semble être une partie indispensable de notre tout ?</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Le bon goût est également une partie primordiale de ce blog rassemblant des hommes de bon goût. Et, à notre grande satisfaction, Google reconnait peu ou prou notre compétence en la matière en nous classant au 6ème rang de la 4ème page de sa liste de propositions pour cette recherche, reconnaissant ainsi que cette partie de notre tout pèse un poids considérable.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">En revanche, pour tout ce qui concerne nos autres parties, tant la correction que nos parties orthographique, lexicale et grammaticale, elles n’existent même pas aux yeux de Google et se retrouvent reléguées aux fin-fond des centaines de pages de solutions pour ces recherches derrière la foultitude démesurée et presque infinie des sites de correction orthographique, de correction lexicale et de correction grammaticale.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">On voit bien, grâce à cette étude philosophique chiadée, que toutes nos parties n’ont pas la même importance dans notre tout, ce qui constitue une première conclusion. Et c’est vrai qu’un bras et une jambe n’ont pas tout à fait le même poids.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">La deuxième étape consiste à vérifier le poids de notre tout. Alors que chacune des parties de ce blog se retrouvait éclatée entre les premières lignes et les oubliettes de Google, notre tout, « <i>Cause élégance bon goût correction orthographique lexicale grammaticale</i> » se retrouve à trôner fièrement aux avant-postes des solutions que Google propose pour cette recherche.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Quelles conclusions tirer de cette expérience, philosophiquement parlant ? De toute évidence, nous pouvons répondre à notre question : le tout est plus que la somme des parties. Si ce n’était pas le cas, comment expliquer en effet que Google nous reconnaisse à nous, dans notre ensemble, des aptitudes en matière orthographique, lexicale et grammaticale alors qu’il ne le fait pas à chacune de nos parties, individuellement considérées, et concernées au premier chef ? C’est bien que celles-ci sont valorisées par la coexistence au sein d’un même ensemble avec d’autres parties.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">CQFD ai-je envie de dire. Et je le dis sans crainte. CQFD. Voilà. Un point c’est tout.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Le tout est bien <i>plus</i> que la somme de ses parties. Nous pouvons en déduire que l’homme est bien <i>plus</i> qu’un estomac et une paire de bras, et que la société est <i>plus</i> que la simple addition des individus qui la composent. Ces conclusions sont un début très prometteur pour notre entreprise de refondation de la philosophie moderne. Savourons notre étincelante réussite avant de poursuivre nos travaux qui, la prochaine fois, traiteront de l’épistémologie empiriste du smiley. Nous en avons l’eau à la bouche.</font></p>
<p align="justify"><font face="verdana,geneva" size="2">Bonsoir tout le monde, dirais-je pour terminer cette intervention et pour m’épargner une laborieuse énumération des différentes composantes de mon public.</font></p>
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