La Cause pour l’Elégance, le Bon Goût et la Correction Orthographique, Lexicale et Grammaticale

Ici, pas de smileys, pas de lol ni de points d’exclamation successifs, mais de l’élégance, du bon goût et de la correction pour s’exprimer. Et un rude combat à mener contre la déferlante de la vulgarité. Rejoignez-nous!

 

Métaphysique du numérique

Bonjour à tous,
Bonjour à toutes,
Et Bonjour à ceux qui ne se seraient pas reconnus dans une de ces deux catégories,

Ça ne vous étonnera certainement pas, mais ici, à la Cause pour l’Elégance, le Bon Goût et la Correction Orthographique Lexicale et Grammaticale, en ce lieu de réflexion, de débat d’idées, d’échange argument contre argument, la philosophie n’est jamais très loin. En tant qu’intellectuel de renom, le Grand Maître de la Cause se doit de réfléchir, de disserter, et de poser les fondements d’une nouvelle théorie de la connaissance mise à jour de l’ère du numérique, de l’Internet, du téléphone portable et des smileys.

Sans prétention aucune, il vous propose aujourd’hui de le suivre dans la construction de sa pensée, qu’il n’a pas peur de laisser cheminer au gré de ses divagations, quitte à révolutionner le paradigme sociétal prédominant. Vous l’avez compris, aujourd’hui je ne serai – pour vous gratifier d’un jeu de mot dont j’ai presque honte – ni Bourdieu ni Grand Maître, mais un libre penseur, assumant sa mission de redéfinition ontologique de l’essentialisme humaniste.

Moi-même, je ne suis pas sûr d’avoir compris cette dernière phrase, aussi, dans un souci de vulgarisation je m’autoriserais parfois à quelques écarts sémantiques et à quelques analogies éclairantes sous leur aspect trivial. Vous vous doutez bien qu’établir un nouveau modèle de représentation de l’homme et de la société ne se fait pas en un claquement de doigt, aussi, devant l’ampleur de la tâche qui nous attend, je vous propose de nous atteler aujourd’hui à la résolution d’une première question, essentielle à mes yeux : « Le tout est-il plus que la somme de ses parties ? » Et ça suffira bien pour aujourd’hui, en plus il y a un bon film à la télé ce soir.

En effet, nous pouvons nous demander « Qu’est-ce que l’homme ? ». Un homme, est-ce l’addition de deux bras, deux jambes, une tête et de quelques autres ingrédients aussi indispensables qu’un ventre ou des poumons ? Ou bien est-ce plus que cela ? A la question « Qu’est-ce que la société ? » nous pourrions répondre que la société correspond à la somme des individus qui la composent, nous pourrions aussi imaginer qu’il y a d’autres mécanismes invisibles qui entrent en ligne de compte. D’où la pertinence nullement remise en cause de la question « Le tout est-il plus que la somme de ses parties ? »

Pour y répondre nous allons nous appuyer sur un exemple concret et imagé que tout le monde connait parfaitement, moi le premier : le blog de la Cause. « Le blog de la Cause est il plus que la somme de ses parties ? » Voilà une question qu’elle est bonne ! Nous y répondrons en respectant la démarche scientifique drastique qui a toujours prévalu ici, rendant nos conclusions incontestables. Nous considérerons donc les unes après les autres les parties de ce blog avant d’établir si elles sont plus, moins ou exactement la même chose que le blog dans sa totalité.

Une partie essentielle de ce blog est bien entendu son affectueux surnom, « la Cause ». Une rapide recherche dans Google nous montre que pour ce qui est de cette partie, nous existons mais seulement au 7ème rang de la 14ème page de référencement, pour vous donner une idée de la proportion infinitésimale de ce que représente « la Cause » dans ce blog.

En outre, ce blog est aussi composé d’élégance, ça n’aura échappé à personne. Sauf à Google. Car pour le coup, ce site ne nous répertorie même pas pour la recherche « élégance » alors qu’il affiche une ribambelle de propositions pour des articles consacrés à « L’élégance du hérisson ». Qui sait, peut-être qu’en citant le titre de ce roman nous obtiendrons les faveurs de Google pour ce qui nous semble être une partie indispensable de notre tout ?

Le bon goût est également une partie primordiale de ce blog rassemblant des hommes de bon goût. Et, à notre grande satisfaction, Google reconnait peu ou prou notre compétence en la matière en nous classant au 6ème rang de la 4ème page de sa liste de propositions pour cette recherche, reconnaissant ainsi que cette partie de notre tout pèse un poids considérable.

En revanche, pour tout ce qui concerne nos autres parties, tant la correction que nos parties orthographique, lexicale et grammaticale, elles n’existent même pas aux yeux de Google et se retrouvent reléguées aux fin-fond des centaines de pages de solutions pour ces recherches derrière la foultitude démesurée et presque infinie des sites de correction orthographique, de correction lexicale et de correction grammaticale.

On voit bien, grâce à cette étude philosophique chiadée, que toutes nos parties n’ont pas la même importance dans notre tout, ce qui constitue une première conclusion. Et c’est vrai qu’un bras et une jambe n’ont pas tout à fait le même poids.

La deuxième étape consiste à vérifier le poids de notre tout. Alors que chacune des parties de ce blog se retrouvait éclatée entre les premières lignes et les oubliettes de Google, notre tout, « Cause élégance bon goût correction orthographique lexicale grammaticale » se retrouve à trôner fièrement aux avant-postes des solutions que Google propose pour cette recherche.

Quelles conclusions tirer de cette expérience, philosophiquement parlant ? De toute évidence, nous pouvons répondre à notre question : le tout est plus que la somme des parties. Si ce n’était pas le cas, comment expliquer en effet que Google nous reconnaisse à nous, dans notre ensemble, des aptitudes en matière orthographique, lexicale et grammaticale alors qu’il ne le fait pas à chacune de nos parties, individuellement considérées, et concernées au premier chef ? C’est bien que celles-ci sont valorisées par la coexistence au sein d’un même ensemble avec d’autres parties.

CQFD ai-je envie de dire. Et je le dis sans crainte. CQFD. Voilà. Un point c’est tout.

Le tout est bien plus que la somme de ses parties. Nous pouvons en déduire que l’homme est bien plus qu’un estomac et une paire de bras, et que la société est plus que la simple addition des individus qui la composent. Ces conclusions sont un début très prometteur pour notre entreprise de refondation de la philosophie moderne. Savourons notre étincelante réussite avant de poursuivre nos travaux qui, la prochaine fois, traiteront de l’épistémologie empiriste du smiley. Nous en avons l’eau à la bouche.

Bonsoir tout le monde, dirais-je pour terminer cette intervention et pour m’épargner une laborieuse énumération des différentes composantes de mon public.

Dans : Philosophons avec le Grand Maître de la Cause
Par Le Grand Maître de la Cause
Le 7 novembre, 2010
A 9:09
Commentaires : 5
 

5 Commentaires

  1.  
    fireconsulting
    fireconsulting écrit:

    Affirmatif, CQFD.
    Bruno

    Dernière publication sur FIRE-CONSULTING : Monoxyde de carbone, attention danger

  2.  
    Le Grand Maître de la Cause
    Le Grand Maître de la Cause écrit:

    Bonjour Bruno,
    Et merci de ce commentaire percutant, tellement pur, tellement coruscant que je n’en dirais pas plus, de peur d’en gâter l’éclat adamantin.
    Repasse quand tu veux, nous pourrons à nouveau causer richesse du vocabulaire.
    Le Grand Maître de la Cause

  3.  
    michelehardenne
    michelehardenne écrit:

    A la question « qu’est-ce que l’homme », j’ai envie de répondre : une anomalie de la nature en comparaison à la femme qui est, cela va de soi, la créature la plus complète et la plus complexe existant dans le plurivers.
    En effet anatomiquement, l’homme est d’une conception imparfaite: malgré un crâne plus volumineux que celui de la femme, on observe chez lui un dépassement de 15 à 16 centimètres de matière (dont avec fierté, et il a souvent tendance et prétention à en augmenter la taille et le volume, il aime à l’exhiber) qui aurait eu plus d’utilité à venir combler le vide de cette boîte cranienne.
    L’homme se croit d’autant plus spirituel qu’une simple de ses pensées permet à cette matière de s’élever.
    L’homme prouve à suffisance que souvent ses pensées sont simples, dans le sens où elles manquent de matière.
    Mais ce n’est pas de sa faute, il a été conçu à « la-va-vite », le premier exemplaire de ce qui allait être l’espèce humaine.
    Heureusement, la Nature a corrigé cette erreur en créant la femme et en lui confiant la mission éternelle d’être porteuse et reconductrice de cette humanité.
    Sans l’homme, impossible me direz-vous?
    Et vous auriez-raison, mais un seul homme peut suffire!
    Toutefois, la Nature dans sa grande bonté se refuse à détruire ce qu’elle crée et de cette anomalie dont l’homme a été pourvu, ou plutôt du manque de perfectionnement de cet être, elle en a fait un outil au service de la prolonguation de la vie.
    Quand à la question « qu’est-ce que l’Homme », beaucoup y réfléchissent mais peu osent y répondre.

    Dernière publication sur MICHELE HARDENNE : Plume de nacre

  4.  
    Le Grand Maître de la Cause
    Le Grand Maître de la Cause écrit:

    Chère Michèle,
    Poser la question comme tu le fais, c’est faire abstraction de tout un pan du sujet, qui ne doit pas, selon nous, être passé sous silence.
    Nous ne pouvons pas, en effet, te donner tort sur la théorie que tu avances, à savoir que la Nature, ou Dieu – nous ne voulons froisser personne – après avoir constaté l’imperfection de l’homme qu’Elle, ou Il – pour les mêmes raisons – venait de créer, a conçu la femme pour rectifier ce premier jet. C’est un point irréfutable et très clair, et nous ne saurions le remettre en cause.
    Mais l’histoire ne s’arrête pas là.
    Le Démiurge, pas entièrement satisfait de sa dernière production, décida d’une ultime tentative pour se rapprocher encore un peu plus de la perfection humaine à laquelle il aspirait pour l’espèce dominante de la Terre. C’est comme cela qu’à partir d’une vertèbre de l’homme et d’une omoplate de la femme il créa, de toute chair, l’homme de bon goût.
    Et c’est là ton erreur, ou plutôt ton imprécision ; disons ton inexactitude, ne soyons pas chiens. L’histoire de l’humanité n’est pas complète si on n’évoque pas sa dernière et plus aboutie étape : la création de l’homme de bon goût.
    Darwin, dans sa théorie de l’évolution, ne disait d’ailleurs pas autrement : des algues aux fougères, des fougères aux premiers organismes vivants unicellulaires (il ne parlait pas de téléphone), des protozoaires procaryotes aux eucaryotes, des eucaryotes à l’œuf, de l’œuf à la poule, de la poule au dinosaure, du dinosaure au mammouth, du mammouth au singe, du singe à l’homme, de l’homme à l’homme de bon goût, telle fut, par le biais de la sélection naturelle, l’histoire du vivant, et donc de l’humanité.
    Ceci étant admis, il faut maintenant savoir différencier l’homme et l’homme de bon goût aussi facilement qu’il est possible de déterminer si nous avons en face de nous un singe ou un homme. Si l’individu qui vous fait front est poilu, montre ses fesses partout et mange des bananes, il s’agira très probablement d’un singe, ou bien d’une espèce sous-développée de l’homme : l’acteur de films pornographiques.
    Pour un homme et un homme de bon goût, l’indentification est un poil (de singe) plus délicate. En effet, l’homme et l’homme de bon goût ont sensiblement la même apparence. L’homme de bon goût est doté de tous les attributs que tu détailles dans ton commentaire : crâne volumineux, dont il sait faire bon usage, mais ça ne se voit pas à l’œil nu, et protubérance en dessous du ventre, qui, chez l’homme de bon goût, avoisine les 25 cm au repos, précisera-t-il en étouffant un rire gras. Le Grand Maître de la Cause, homme de bon goût parmi les hommes de bon goût, dans un élan d’orgueil incontrôlé, vous précisera même que chez lui il ne s’agit pas d’une protubérance, mais d’une véritable apophyse. Les anatomistes comprendront.
    Mais il n’est pas donné à tout le monde de pouvoir observer la protubérance de son vis-à-vis afin de déterminer s’il s’agit d’un homme de bon goût ou pas. Cependant, si, par témérité, vous demandez à un individu de vous dévoiler son organe, et qu’il s’exécute sans renâcler, il y a de grandes chances pour qu’il s’agisse d’un homme de bon goût, et fier de l’être. Il se peut aussi, dans 17,54% des cas, qu’il s’agisse d’un obsédé. Mais comme 67,32% des obsédés sont des hommes de bon goût, cela limite les risques de mauvaise rencontre.
    Enfin, si vous demandez à votre interlocuteur de vous montrer sa protubérance et qu’il vous corrige en vous disant « Désolé de vous décevoir, mais je ne puis que vous présenter mon apophyse », c’est votre jour de chance, vous avez en face de vous le Grand Maître de la Cause en personne, et vous pourrez toucher sa bosse pour finir votre vie dans la certitude de la fortune.
    Finalement, le plus sûr moyen pour différencier un simple homme d’un homme de bon goût est de lui envoyer un texto. S’il ne vous répond pas, ou qu’il vous répond en terminant son message par un « lol », un « smiley » ou trois points d’exclamation, vous serez rapidement fixé, vous avez affaire à un homme, rien de plus. Si, en revanche, il vous répond « Je n’ai pas l’honneur de vous connaitre, pourriez-vous, s’il vous sied, dans un premier temps décliner votre identité puis, dans un second temps, cesser de m’importuner », c’est bel et bien un homme de bon goût que vous aurez dérangé dans son travail. Enfin, s’il vous répond « apophyse », c’est que, décidément, vous êtes en veine, et que vous avez le numéro de portable du Grand Maître de la Cause, ce qui est un privilège que vous devez apprécier à sa juste valeur.
    Les hommes de bon goût sont donc l’espèce la plus évoluée de l’histoire de la vie, à défaut d’être la plus nombreuse. Rassemblés au sein de la Cause, ils n’attendent plus que le bienveillant Eternel ne crée, spécifiquement pour eux, la femme de bon goût, afin qu’ils puissent se reproduire eux aussi, et ne pas disparaitre de la surface du globe.
    Mais nous devons bien malheureusement constater que la Nature ne nous a pas encore pourvus d’une telle espèce.
    Voilà, Michèle, la véritable histoire de l’humanité.
    La prochaine fois, nous étudierons la possibilité de classer l’homme de bon goût en espèce en voie de disparition.
    Le Grand Maître de la Cause

  5.  
    michelehardenne
    michelehardenne écrit:

    Mon pauvre ami, pour la continuité de l’espèce, tu as peut-être du goût, bon goût même…mais tu es cuit!
    Je pleurerai deux larmes, une versée par chacun de mes yeux en les synchronisant, suite à l’extinction de « l’homme de bon goût ».

    Dernière publication sur MICHELE HARDENNE : Plume de nacre

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