La Cause pour l’Elégance, le Bon Goût et la Correction Orthographique, Lexicale et Grammaticale

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Veille télé, Partie II : Le Grand Maître de la Cause se paye Jonathan « la gigue » et Sam de Paname « le bourricot »

Chers lecteurs,

Après vous avoir quitté subitement, et un brin ulcéré, hier soir, je vous retrouve aujourd’hui frais comme un gardon et ragaillardi pour terminer le compte rendu édifiant de cette émission consternante diffusée cette fin de semaine sur NRJ12 : « Prêt à tout pour devenir célèbre ». Nous avons survécu à la présentation de Bébert le cochon-boucher et de Jessica la bimbo-décérébrée, il n’y a donc aucune raison que nous succombions au récit des aventures de Jonathan et de Sam de Paname. Mais méfions-nous tout de même, nous ne sommes pas à l’abri d’une mauvaise surprise.

Nous avions terminé hier par mon souhait de distribuer des baffes à ces individus qui, de toute évidence, n’en ont pas reçu assez étant petits, mais les héros du jour ne rentrent à mon avis pas non plus dans les quotas, et nous allons avoir maintes occasions de nous chauffer les mains aujourd’hui également.

Car un autre qui n’a certainement pas reçu suffisamment de taloches dans sa jeunesse est cet incroyable corps désarticulé et dégingandé qu’est Jonathan. Jonathan a un but dans la vie : être une star. Il a un tatouage de la fée clochette dans le coup pour symboliser l’enfance, des étoiles sur ses pectoraux flétris pour représenter son rang, et dans le bas du dos, devant la caméra, il se fait tatouer « Born to be a star » pour « renforcer sa personnalité », qui en avait vraiment besoin, c’est vrai, tant elle m’apparaissait transparente, fade et fate. Ce pauvre type va donc chialer chez le tatoueur, car « il faut souffrir et faire des sacrifices pour être connu ». Ce petit gringalet imbus de sa personne à un point qu’il est difficile d’imaginer démarche par ailleurs les producteurs pour diffuser son single, qu’il a déjà chanté une fois, en tutu rose et boa blanc, dans une discothèque où il a été acclamé par ses amis auxquels on a dû donner des billets de cinquante à mon avis, je ne vois pas comment il pourrait en être autrement, car il est quand même inconcevable qu’on applaudisse de la sorte un tel concentré de médiocrité et d’imbécillité qui s’autoglorifie.

Le dénommé Jonathan parvient pourtant à décrocher un rendez-vous chez Pascal Moine, producteur chez Universal Music, qui dit enfin à cet effronté insupportable ce qu’on hurlait désespérément au poste de télévision depuis une demi-heure : « votre voix est quand même un peu faible » (traduction : « tu chantes comme une casserole mon pauvre, t’es sûr que tu ne sors pas d’une rhino-pharyngite ? »), « vous n’êtes pas non plus obligé de faire la folle furieuse » (traduction : « mais qu’est-ce que c’est que ce tutu rose ? Ca fait mal aux yeux ! Et pourquoi tu te masses les testicules quand tu chan… quand tu vocifères ? Et pourquoi pas se foutre à poil tant que tu y es ? » (NDLR : il y viendra un jour ou l’autre, persuadé qu’il atteindra la célébrité grâce à ces « superbes clichés »)), « et cette coiffure, mon Dieu ! » (traduction : « quelle est l’utilité de te teindre un quart de crâne en bleu mon garçon ? Tu as eu une enfance difficile ? Un vide affectif à l’adolescence ? Tu as perdu un pari avec des potes ? ») « il va falloir retravailler tout ça si tu veux être produit » (traduction : « dégage de là en courant et en rasant les murs avant que je te colle les coups de pied au cul que tu mérites pour m’avoir fait perdre mon temps ! ») Et pourtant, malgré toutes ces remontrances, Jonathan nous quitte en nous affirmant que 2010 sera son année, qu’il fera le buzz et que dans deux mois, ce sera Daniel Moine qui viendra l’implorer de le produire.

Moi qui croyais avoir touché là le summum de l’autosatisfaction et de l’autocomplaisance, j’en ai été pour mes frais, puisqu’a alors déboulé sur mon écran l’horripilant Sam de Paname. « Enrobé, poilu et mignon, comme se doit d’être l’homme du 21ème siècle ». Ce ne sont pas forcément les trois premiers atouts que j’aurais mis en avant s’il s’était agit de parler de moi. Sam de Paname, que je vais dorénavant appeler Sam le Bourricot, car plus sot et fier de l’être, on ne fait pas, affirme être « le plus jeune animateur-producteur de France », ce qu’il n’a, à mon avis, pas pris la peine de vérifier, et, de toutes manières, il n’y a pas de quoi le crier sur les toits. Celui qui proclame être « la relève du PAF » visite donc, dans le reportage tout à sa gloire, les bureaux de TF1 qu’il veut aider, de M6, qu’il veut sauver ou encore de France Télévisions, qu’il veut accompagner.

Mise à part cette ambition bien supérieure au réel potentiel de cet aspirant animateur, celui-ci aime à se distinguer en parsemant ses phrases de fautes de français douloureuses aux oreilles sensibles du Grand Maître de la Cause que j’ai le courage de continuer à être. Car Sam le Bourricot, pour se convaincre lui-même qu’il parle bien et qu’il parle beau, cherche à construire des phrases aux structures grammaticales complexes, mais qu’il ne maîtrise pas complètement, pour ne pas dire, pas du tout, cela a sans doute rapport avec le fait qu’il a arrêté sa scolarité en 4ème, quand il a annoncé à ses parents qu’il voulait faire du « show-business ». Du coup, Sam le Bourricot de Paname, en l’espace d’un tout petit quart d’heure, a enfilé les fautes d’accord, de conjugaison et de grammaire comme des nouilles sur un collier de nouilles. Mes préférées restent le mignon-tout-plein « A l’heure d’aujourd’hui » qu’aurait pu prononcer ma petite sœur de huit ans, le classique mais néanmoins exaspérant « si j’aurais », et l’inespéré « La notoriété auquel j’aspire », qui, quand j’y repense, ne cesse de me fendre la poire. Un autre défaut de langage de Sam de Paname le Bourricot, c’est, pour faire bien, et pour faire « comme si je parlais comme ceux qui savent parler », de distiller des mots compliqués dans ses phrases. Le seul petit problème, c’est que Sam de Paname ne connait qu’un seul mot compliqué : « considérablement ». Nous avons donc pu assister, les oreilles ébahies, aux insensés « j’en sais considérablement rien », et au non moins réjouissant « j’en ai considérablement rien à foutre ».

Sam de Paname cherche d’ailleurs des diffuseurs, et c’est tout naturellement qu’il se retrouve dans le bureau de Jean-Marc Morandini, autre nullité télévisuelle notoire. Pourtant, et heureusement, Morandini endosse le rôle salvateur et purificateur de celui qui doit dire la vérité, et il explique enfin à ce crétin réjoui que c’est un branleur, et que quand on veut être connu, il faut travailler un minimum. Cela fait toujours beaucoup de bien à entendre, même si c’est Morandini qui le dit. Le seul petit problème, c’est qu’il lui a dit sur le ton de la rigolade, et que Sam de Paname n’a pas dû le croire, persuadé qu’il était 20 fois meilleur que J2M, alors que c’est loin d’être le cas, c’est dire l’insuffisance du bonhomme, pourtant très suffisant !

Sam de Paname, le symbole de l’incompétence assumée et revendiquée, et Jonathan la gigue, l’emblème du manque de talent et de l’aveuglement assumés, étaient les deux protagonistes principaux de ce documentaire dont on se passe très bien.

Après l’avoir vu, on se dit qu’en fait, ils cherchaient tout simplement leur quart d’heure de célébrité, que, malheureusement, ils l’ont eu, mais que, heureusement, on n’entendra plus jamais parler d’eux.

Sur ces bonnes paroles, le Grand Maître de la Cause, en plein doute quant aux ressorts du genre humain, vous dit à très bientôt, dans le documentaire qui lui sera consacré sur NRJ12, intitulé « Prêt à tout pour coller des tartes aux incapables prêts à tout pour devenir célèbres ».

Dans : Ennemis de la Cause,Hors de Cause,Les aventures du Grand Maître de la Cause,On en a causé à  la télé
Par Le Grand Maître de la Cause
Le 27 juillet, 2010
A 17:04
Commentaires : 6
 

6 Commentaires

  1.  
    michelehardenne
    michelehardenne écrit:

    J’aime regarder des reportages sur la vie animalière, leurs us et épanouissements sociaux.
    Je ne capte pas cette chaîne, penses-tu qu’il y aura une rediffusion sur Arte?

    Dernière publication sur MICHELE HARDENNE : Plume de nacre

  2.  
    Le Grand Maître de la Cause
    Le Grand Maître de la Cause écrit:

    Michèle,
    Si tu aimes les reportages sur les habitudes et comportements sociaux des animaux, tu n’aurais pas été déçu par ce documentaire!
    En revanche, je crains qu’il ne soit pas rediffusé sur Arte avant un certain temps. Non pas qu’Arte soit prémunie contre tout programme de mauvais goût, mais Sam de Paname, lors de ses démarchages, n’est pas allé à la rencontre d’Arte. Il est allé à TF1, France Télés, M6 et même Morandini pour te donner une idée de l’état dans lequel il se trouvait, mais personne n’en a voulu.
    Dès lors, pourquoi Arte s’encombrerait de ce personnage qui, au surplus, ne sait ni danser habillé d’un simple string couleur chair, ni jouer un concerto de Bizet à la harpe, ni tourner des documentaires sur la Seconde Guerre Mondiale? Il n’a donc vraiment rien à faire là-bas, et Arte ne va certainement pas en faire la promotion.
    En revanche, Arte pourrait être intéressée par cette Jessica dont je parlais dans mon article précédent, car, une fois par mois, pour attirer les voyeurs et les branchouilles, Arte diffuse une Théma sur le sexe, où on voit des seins.
    Je ne sais pas si j’ai répondu à ta question, mais après tout, était-ce si important?
    Bien à toi.
    Le Grand Maître de la Cause

  3.  
    valentyne
    valentyne écrit:

    allez ceb ! passe a autre chose
    c’est par experience que je te parle
    crois moi moi aussi je me suis brulée les ailes en pensant bien faire
    c’est de l’histoire ancienne mais ça a laissé des traces car je suis une personne sensible et ça le net ne le fais pas voire
    et plus tu t’expliques malheureusement plus y a d’imcomprehension car c’est le danger du virtuel car tout le monde n’est pas brancher 24 h sur 24 bref !
    crois moi
    le virtuel est parfois dangereux
    cordialement
    valentine

  4.  
    Le Grand Maître de la Cause
    Le Grand Maître de la Cause écrit:

    Bonsoir Valentyne,
    Merci du conseil, je vais revenir aux origines, comme tout le monde me demande de le faire!
    Je ne connais pas ton histoire, mais je vois comme les choses se sont vite emballées. Et j’imagine comme elles vont être longues à s’effacer.
    En espérant te revoir dans le coin!
    Le Grand Maître de la Cause

  5.  
    peppino
    peppino écrit:

    Je suis tombé tout à fait par hasard sur ce blog. Excellentissime !!
    Votre compte rendu sur l’émission de NRJ12 (que j’ai vue, hélas) est un vrai régal ! On ne saurait mieux dire.
    Continuez ! On a besoin d’un peu de lucidité à l’heure où le paraître compte beaucoup plus que le talent.
    Cordialement,

  6.  
    Le Grand Maître de la Cause
    Le Grand Maître de la Cause écrit:

    Bonjour Monsieur Peppino,
    Il est vrai que le fait d’avoir vu cette émission ne vous honore pas, mais votre visite sur le blog de la Cause pour l’Elégance, le Bon Goût et la Correction Orthographique, Lexicale et Grammaticale, par hasard qui plus est, vous permet de vous racheter, de faire amende honorable, ce dont je vous félicite, et, avec nous, de lutter contre cette dictature du mauvais goût et de la médiocrité, qui est, comme vous l’avez compris, la ligne de conduite qui guide l’action de la Cause.
    En vous remerciant de votre visite, de votre message et du soutien qu’il formule, je vous prie d’agréer tout plein de sentiments à la fois distingués, respectueux, dévoués, et cordiaux tant qu’on y est.
    Le Grand Maître de la Cause

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